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Immobilier • Rubrique États-Unis • 01 octobre 2026

Les indices CoStar divergent, les grandes transactions commerciales perdant du terrain

Le rapport CoStar du 28 septembre révèle des prix opposés selon la pondération des ventes commerciales. Le recul des échanges en août et les prévisions d’offre compliquent la lecture de la reprise.

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Réponse en bref

Le rapport CoStar du 28 septembre révèle des prix opposés selon la pondération des ventes commerciales. Le recul des échanges en août et les prévisions d’offre compliquent la lecture de la reprise.

Arrêt des vérifications: 2 sources
L’indice pondéré par valeur perd 1,3 %; celui à poids égal gagne 1,4 %.
Août compte 1 534 ventes répétées pour 11,3 milliards de dollars.
Les livraisons et l’absorption de septembre restent des projections.

Deux lectures du marché des transactions

Les prix immobiliers commerciaux américains évoluent en sens opposés dans le rapport CoStar du 28 septembre 2026, portant sur les ventes jusqu’en août. L’indice composite pondéré par valeur recule de 1,3 % sur un mois, tandis que l’indice à poids égal gagne 1,4 %. Affirmer simplement que les prix montent ou baissent ferait disparaître le rôle des transactions qui dominent chacune de ces mesures du marché.

La pondération par valeur donne plus d’influence aux ventes coûteuses caractéristiques des marchés principaux. La seconde mesure reflète davantage les nombreuses transactions moins chères des marchés secondaires et plus petits. Ce sont deux perspectives statistiques et non deux estimations incompatibles d’un prix moyen unique. Leur divergence invite à préciser la population d’actifs avant d’annoncer une reprise générale que les données ne décrivent pas uniformément.

L’évolution annuelle confirme la séparation

L’indice pondéré par valeur atteint 236, soit 1,4 % de moins qu’en août 2025. Celui à poids égal atteint 318, en hausse annuelle de 2,2 %. Ces niveaux ne correspondent pas à des prix en dollars. Diviser 318 par 236 ne révèle aucune prime de valeur pour un immeuble. Les variations internes à chaque série sont plus utiles que la distance numérique entre deux indices construits avec des pondérations différentes.

Le recul mensuel du premier est le cinquième consécutif. Le gain du second est son premier depuis mars. CoStar situe aussi le premier 19,4 % sous son sommet de juillet 2022 et le second seulement 0,5 % sous celui de mars 2026. Ces sommets ne datent pas du même moment : leurs écarts décrivent l’histoire propre des séries, pas le rendement de portefeuilles identiques acquis simultanément.

CoStar CCRSI, 28 septembre 2026, ventes jusqu’en août. Variations internes à chaque indice; volume des paires de ventes répétées, et non de toutes les transactions américaines.
MesureRésultat d’aoûtVariation annuelle
Indice pondéré par valeur236; −1,3 % mensuel−1,4 %
Indice à poids égal318; +1,4 % mensuel+2,2 %
Nombre de ventes répétées1 534 paires−8,6 %
Montant des ventes répétées11,3 milliards USD−10,3 %
Ventes en difficulté45 paires; 2,9 % de l’échantillonNon fournie ici

Août ralentit malgré un cumul annuel plus fort

CoStar recense 1 534 paires de ventes répétées en août, pour 11,3 milliards de dollars. Le nombre baisse de 8,6 % sur un an et le volume monétaire de 10,3 %. Ces observations mensuelles appartiennent à l’échantillon des ventes répétées. Elles ne couvrent pas toutes les transactions nationales et ne valorisent pas les immeubles restés invendus. Elles ne constituent donc pas un recensement du parc commercial américain.

Sur les douze mois se terminant en août, le volume atteint pourtant 161 milliards de dollars, en hausse de 17,2 %. Un cumul glissant solide peut coexister avec un dernier mois faible. La lecture éditoriale doit donc suivre les prix et l’intensité des échanges. Un indice en hausse dans un segment ne démontre pas à lui seul une amélioration simultanée de la liquidité ou une vente plus facile pour tous les propriétaires.

Les transactions en difficulté sont concentrées

Le rapport identifie 45 ventes en difficulté en août, soit 2,9 % des paires. Le segment de qualité institutionnelle compte 22 opérations de ce type sur 244, soit 9 %. Le segment commercial général en compte 23 sur 1 290, soit 1,8 %. Le taux global masque ainsi une proportion observée nettement supérieure dans le groupe plus petit des transactions portant sur les actifs de valeur élevée.

Le dénominateur reste essentiel. Une proportion parmi des ventes achevées ne révèle pas combien de propriétaires rencontrent des difficultés sans vendre. Une cession en difficulté ne caractérise pas non plus les immeubles voisins. L’information décrit les opérations entrées dans cet échantillon précis. Appliquer ce taux à tout le parc transformerait une statistique d’échanges en une estimation non démontrée de la fragilité financière de l’ensemble des actifs.

Les projections de construction restent distinctes

CoStar prévoit des livraisons trimestrielles à fin septembre inférieures de 63 % au sommet du quatrième trimestre 2023. Sur douze mois à fin septembre, il projette 482 millions de pieds carrés de bureaux, commerces et surfaces industrielles livrés, en recul de 19,5 %. Ce sont des estimations du producteur. Une publication proche de la fin du trimestre ne les transforme pas en résultats de septembre déjà observés et définitifs.

Le contexte financier antérieur vient de l’enquête de juillet de la Réserve fédérale auprès des responsables du crédit, publiée le 3 août et portant généralement sur le deuxième trimestre. Les banques rapportent un assouplissement de certains critères immobiliers commerciaux et une demande plus faible pour la construction et l’aménagement foncier. Ces réponses décrivent des conditions de prêt, sans confirmer indépendamment les ventes d’août ni prouver la cause de leur divergence.

Choisir un repère adapté à l’actif

Notre interprétation est celle d’une évolution inégale entre l’étendue des transactions et la valeur du capital. Avant d’utiliser un indice national, il faut situer le bien parmi les actifs chers ou les nombreuses ventes commerciales générales. Les baux locaux, l’occupation et les cessions comparables complètent ensuite l’analyse. Le rapport ne fournit ni le revenu d’exploitation ni les conditions de financement nécessaires pour valoriser un immeuble particulier ou promettre un rendement.

Les prochaines preuves utiles seront un nouveau mois comparable de ventes répétées et des résultats observés remplaçant les prévisions d’offre. Pour l’instant, la conclusion étayée associe des prix divergents et un volume monétaire plus faible en août. Les groupes d’actifs peuvent donc évoluer différemment. Une réduction prévue de la construction ne démontre pas encore une demande locative plus forte ni une amélioration uniforme de tous les marchés locaux.

Questions et réponses

Comment les deux indices peuvent-ils être justes ?

Leur pondération donne une influence différente aux transactions. Les actifs chers pèsent davantage dans le premier, tandis que les nombreuses petites ventes influencent plus la lecture à poids égal.

Les 2,9 % de ventes en difficulté couvrent-ils tous les immeubles ?

Non. Il s’agit de 45 transactions parmi les 1 534 paires de ventes répétées d’août. Ce taux ne décrit pas la proportion du parc total en difficulté financière.

Le recul prévu des livraisons est-il déjà constaté ?

CoStar présente les données de livraison et d’absorption de septembre comme des projections. Elles restent distinctes des ventes d’août utilisées pour les indices de prix.