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Actualités du monde • Rubrique mondiale • 30 septembre 2026

La nouvelle carte de la FAO éclaire les pertes alimentaires et le méthane

La carte décrit des pertes avant la vente au détail. Le gaspillage en aval relève d'une autre mesure; les nouvelles données orientent l'action sans prouver une baisse des émissions.

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Réponse en bref

La carte décrit des pertes avant la vente au détail. Le gaspillage en aval relève d'une autre mesure; les nouvelles données orientent l'action sans prouver une baisse des émissions.

Arrêt des vérifications: 3 sources
Le 29 septembre, la FAO a publié une carte d'estimations régionales des pertes de 2024 et évalué à 13,4% la part perdue après récolte et avant le détail.
L'estimation distincte de 19% concerne les aliments disponibles aux consommateurs gaspillés plus tard; elle ne se cumule pas mécaniquement avec la première.
La carte décrit des pertes avant la vente au détail. Le gaspillage en aval relève d'une autre mesure; les nouvelles données orientent l'action sans prouver une baisse des émissions.

Une carte pour mieux situer les pertes

Le 29 septembre, Journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages de nourriture, la FAO a annoncé une carte interactive des estimations de pertes pour 2024 par région et sous-région. Sa base recensait en septembre 2026 35 798 données couvrant 167 pays et 296 produits ou groupes. L'outil permet de repérer des lacunes et de cibler des enquêtes. Il ne garantit pas une mesure récente et comparable pour chaque culture dans chaque pays, ni la disparition d'une perte désormais visible.

Des pourcentages portant sur des étapes distinctes

Selon la FAO, 13,4% des aliments produits sont perdus après récolte et avant le commerce de détail. Elle cite séparément 19% des aliments disponibles aux consommateurs gaspillés en magasin, en restauration et dans les foyers. Les bases et les étapes ne sont pas identiques; additionner ces taux serait trompeur. Une rupture de la chaîne du froid appelle d'autres solutions qu'un excès de préparation dans une cantine. La carte concerne l'amont, tandis que les analyses du PNUE éclairent aussi l'aval.

Le lien climatique ne se résume pas à un chiffre

Le PNUE explique que des matières organiques enfouies sans oxygène produisent du méthane. Prévenir des surplus évite également de mobiliser inutilement eau, sols et énergie; trier les restes inévitables agit sur leur traitement après usage. La FAO relie aussi les pertes à la pression exercée sur les forêts. L'ampleur de chaque effet varie selon les cultures et les systèmes locaux de déchets. Il serait donc erroné d'attribuer le même gain de méthane à chaque kilogramme sauvé.

Transformer le diagnostic en résultats

La suite consiste à comparer la carte avec des enquêtes par produit, territoire et maillon logistique, puis à répéter les mesures après intervention. Stockage, transport, commandes ou collecte des biodéchets ne répondent pas aux mêmes problèmes. Les autorités devraient publier les incertitudes et leurs méthodes de suivi. La diffusion de données par la FAO améliore le diagnostic; elle n'a ni créé une nouvelle obligation le 29 septembre ni vérifié une réduction du méthane. Ces résultats demandent des mesures ultérieures.

Questions et réponses

Pertes et gaspillage désignent-ils la même chose ?

Non. Les 13,4% concernent la chaîne après récolte et avant la vente au détail. Les 19% portent sur les aliments disponibles aux consommateurs gaspillés en magasin, restauration et foyer.

La carte mesure-t-elle une baisse du méthane ?

Non. Elle présente des estimations de pertes. Il faut observer les actions de prévention et la gestion des déchets pour mesurer un éventuel effet sur le méthane.