Réponse en bref
Comptez les séances entre deux lessives, pas les séances de la semaine. Avec deux lessives hebdomadaires, cinq séances demandent environ quatre jeux de ce qui touche la peau, plus une couche chaude et une veste légère. Adaptez le maintien de la brassière à l’activité et vérifiez d’abord la bande sous-poitrine, comme le conseillent les chercheurs en santé du sein de l’université de Portsmouth. Lisez les étiquettes de composition et d’entretien avant d’acheter, et laissez sécher la tenue humide avant la machine.
Comptez les lessives avant de compter les leggings
La plupart des garde-robes de sport se construisent par tenues : une pour chaque jour, et quelques autres selon l’humeur. Une garde-robe compacte se construit à partir de la lessive. La question utile est de savoir combien de séances tiennent entre deux lessives, car c’est le nombre de jeux propres qui doivent exister en même temps. Tout ce qui dépasse est du stock qui dort dans un tiroir.
Voici un exemple, qui est une illustration et non une norme. Vous vous entraînez le lundi, le mardi, le jeudi, le vendredi et le samedi, et vous lavez le mercredi et le dimanche. Le plus long intervalle entre deux lessives contient trois séances. Trois jeux le couvrent, et un quatrième sert de réserve pour une lessive en retard, une journée humide ou un cours en plus. Cela donne quatre brassières, quatre hauts, trois leggings ou shorts (c’est là que la réserve compte le moins), cinq paires de chaussettes, une couche chaude et une veste légère.
Changez le rythme et le nombre change avec lui. Une lessive par semaine suppose six jeux ; un lavage rapide après chaque séance, deux ou trois. Fixez donc d’abord la routine et laissez la quantité suivre. Le reste de ce guide porte sur la qualité : quelles pièces méritent de l’attention et de l’argent, et lesquelles non.
Le maintien dépend de ce que fait la séance
La brassière de sport est le seul vêtement technique de cette garde-robe. Le groupe de recherche sur la santé du sein de l’université de Portsmouth (Research Group in Breast Health) étudie le maintien que réclament les différentes activités et cite, parmi celles qu’il a examinées, la marche, la course, la natation, le saut, les exercices d’agilité, la montée d’escaliers et le port de charges. Son point de départ est que le maintien approprié dépend de la personne, de l’environnement et de l’activité.
Le groupe décrit aussi ce qu’un maintien trop faible fait à une coureuse. Dans ses travaux, les femmes qui couraient avec un maintien insuffisant percevaient un effort plus élevé et présentaient une activité musculaire accrue dans le haut du corps, des forces de réaction au sol plus importantes et une foulée plus courte de 4 cm. Pour les séances fondées sur la course et le saut, une brassière à bon maintien est un équipement, pas un ornement.
Pour une garde-robe capsule, classez la semaine par type de mouvement. Les jours de course, de sauts ou de changements de direction rapides reçoivent les brassières offrant le plus de maintien ; le renforcement au sol ou le yoga peuvent être confortables avec un modèle plus léger. Considérez le niveau d’impact imprimé sur l’étiquette volante comme la description du fabricant lui-même et jugez d’après l’ajustement. Dans la semaine de l’exemple, avec deux sorties de course, deux séances de renforcement et un cours de yoga, deux brassières à fort maintien et deux plus légères suffisent.
Cinq vérifications d’ajustement qui priment sur la taille
La taille est un mauvais guide. Le groupe de Portsmouth indique qu’une grande majorité de femmes porteraient, selon les données publiées, une taille de soutien-gorge inadaptée, et que la méthode traditionnelle du mètre ruban ne donne pas le meilleur ajustement. Il conseille de chercher l’ajustement plutôt qu’un chiffre, à l’aide de cinq vérifications valables pour tout type de soutien-gorge, brassières de sport comprises.
Commencez par la bande sous-poitrine. Elle doit rester horizontale sur tout le tour et être ferme, avec un écart d’environ cinq centimètres seulement lorsqu’on l’éloigne du corps, car c’est d’elle que vient l’essentiel du maintien. Les bonnets doivent contenir entièrement la poitrine, sans débordement ni bâillement. L’armature doit suivre le pli du sein et ne jamais reposer sur le tissu mammaire. L’entre-bonnets doit être à plat contre le corps. Les bretelles doivent être confortables sans s’enfoncer ; elles maintiennent la brassière en place et ne sont pas le soutien principal.
Faites les mêmes vérifications sur ce que vous possédez déjà. Si la bande est lâche mais que les bonnets vont bien, la règle du groupe est de prendre un tour de dos en dessous et un bonnet au-dessus. Les tailles varient d’une enseigne à l’autre et la poitrine évolue au cours de la vie : refaites donc ces vérifications à chaque achat. Les douleurs mammaires sont fréquentes : le groupe en a relevé chez 51,5 % des 1 659 femmes interrogées. Une douleur qui persiste, ou tout changement constaté dans un sein, relève d’un médecin et non d’une autre brassière.
Ce que le laboratoire de Portsmouth a trouvé dans les brassières efficaces
L’ajustement d’abord, la construction ensuite. Dans une étude sur la performance des brassières de sport, les chercheurs de Portsmouth ont constaté que plus d’un tiers de cette performance, c’est-à-dire de la réduction du mouvement de la poitrine, s’expliquait par cinq caractéristiques. Chacune augmentait le maintien : un style à encapsulation, des bonnets rembourrés, une bande sous-poitrine réglable, le nylon comme fibre principale et une encolure haute.
Elles se traduisent en points que vous pouvez vérifier en magasin sans connaître une seule marque. L’encapsulation désigne des bonnets séparés qui tiennent chaque sein, par opposition à un panneau unique qui plaque les deux. Une bande sous-poitrine réglable se ferme le plus souvent par des agrafes. L’encolure se voit sur le cintre, et l’étiquette de composition vous dit si le polyamide, nom que porte le nylon sur les étiquettes, arrive en premier.
Gardez ce résultat à sa juste mesure. Un tiers n’est pas le tout, et une brassière dotée des cinq caractéristiques qui échoue aux vérifications d’ajustement reste la mauvaise. Le groupe note par ailleurs que les brassières à fort maintien ont historiquement été conçues pour des activités courtes et intenses comme la course, et que l’on ignore si elles conviennent à des tâches de plus longue durée. La brassière d’une course de quarante minutes n’est pas automatiquement celle d’une journée entière de randonnée.
Lisez l’étiquette de composition avant l’étiquette de prix
Dans l’Union européenne, tout produit textile vendu au consommateur doit porter une étiquette indiquant sa composition en fibres. Selon le guide Your Europe de l’UE, les fibres sont énumérées par ordre décroissant de pourcentage, l’étiquette doit être solidement fixée et la composition doit être clairement séparée des autres informations, comme les consignes d’entretien. D’autres marchés ont leurs propres règles, mais l’habitude vaut partout : la première fibre citée constitue l’essentiel du vêtement.
Les noms indiquent comment une pièce se comportera dans la sueur. Le polyester et le polyamide absorbent peu d’eau et sèchent vite. L’élasthanne apporte l’extensibilité et la reprise de forme. Le coton absorbe l’humidité et reste humide, ce qui est agréable dans une séance calme et pesant dans une séance dure. La laine fine s’accommode bien des variations de température en extérieur. Un legging surtout en polyamide avec de l’élasthanne et un legging surtout en coton avec de l’élasthanne sont deux vêtements différents, quoi que suggère la photo.
Testez ensuite ce qu’aucune étiquette n’indique. Penchez-vous et accroupissez-vous sous un bon éclairage pour vérifier que le tissu reste opaque. Assurez-vous que la ceinture ne bouge pas quand vous levez les bras et qu’aucune couture ne frotte sous le bras ou à l’intérieur de la cuisse. Choisissez les couleurs de façon que chaque haut aille avec chaque bas. Une garde-robe capsule de sport ne fonctionne que si n’importe quelle pièce propre peut se porter avec n’importe quelle autre.
Cinq symboles d’entretien décident de la durée de vie de la capsule
L’étiquette d’entretien parle en cinq symboles : un cuvier, un triangle, un carré, un fer et un cercle, pour le lavage, le blanchiment, le séchage, le repassage et l’entretien professionnel. Le GINETEX, Groupement International d’Étiquetage pour l’Entretien des Textiles, titulaire des marques déposées sur ces symboles, explique ainsi le cuvier. Le nombre inscrit à l’intérieur est la température maximale en degrés Celsius. Une barre en dessous demande un cycle plus doux, à action mécanique réduite, et deux barres un cycle très doux.
Pour une tenue d’entraînement, le cuvier et le carré comptent le plus. Dans les exemples du GINETEX lui-même, les articles en polyester et en polyamide relèvent des lavages doux à 30 °C et 40 °C, avec une charge réduite et un essorage court ou nul. Un cercle dans le carré renvoie au séchage en tambour, les points à l’intérieur indiquent la chaleur admise, et la version barrée signifie que le sèche-linge est exclu. En l’absence de symbole de séchage en tambour, le GINETEX précise que plus les symboles de lavage et de repassage sont doux, plus le séchage réclame de prudence.
Deux remarques de clevercare.info, le site destiné aux consommateurs que publie le GINETEX, complètent le tableau. Les symboles indiquent le traitement maximal : laver à une température inférieure à celle de l’étiquette est donc toujours permis, même si le linge peut être moins bien lavé. Et le sèche-linge doit toujours être utilisé selon l’étiquette d’entretien. En pratique : lavez à la température indiquée ou en dessous, choisissez le cycle doux, ne surchargez pas le tambour et faites sécher à l’air libre brassières et leggings, sauf si l’étiquette autorise clairement le sèche-linge.
Une rotation qui tient la tenue humide hors du panier
Le point faible d’une petite garde-robe est le temps qui sépare la séance de la lessive. Le conseil de clevercare.info est net : le linge mouillé doit être lavé immédiatement et, si ce n’est pas possible, étendu pour sécher avant le lavage ; le linge sale se conserve dans un endroit sec et aéré, et pas trop longtemps. Une brassière trempée de sueur enfermée toute la nuit dans un sac de sport enfreint les trois règles à la fois.
Faites-en une routine. Après l’entraînement, suspendez le jeu complet sur une barre ou sur le bord du panier jusqu’à ce qu’il soit sec, et alors seulement mettez-le dedans. Lavez vos deux jours fixes, brassières agrafées et placées dans un filet de lavage pour que les agrafes n’accrochent pas les autres tissus. Faites sécher sur un étendoir pendant la nuit. Rangez le jeu propre au fond du tiroir afin que les quatre s’usent de la même façon.
Dosez la lessive comme l’indique l’emballage. Selon clevercare.info, une dose trop faible laisse les salissures de l’eau se redéposer sur le tissu et ternit les couleurs, tandis qu’une dose trop forte ne rend pas le linge plus propre. Pour un nettoyage plus poussé de temps en temps, la même page présente le lavage à 60 °C avec une lessive en poudre contenant un agent de blanchiment à base d’oxygène comme un moyen simple d’obtenir un textile hygiéniquement propre. Cela ne vaut que pour les pièces dont le symbole du cuvier l’autorise, comme les serviettes et certaines chaussettes en coton.
Les pièces à laisser en magasin
Une garde-robe compacte se définit aussi par ce qu’elle écarte. Laissez les cinquième et sixième jeux achetés pour des séances qui ne figurent pas dans votre semaine. Laissez toute brassière choisie d’après la seule taille, ou commandée sans possibilité de faire les cinq vérifications et de la renvoyer. Laissez tout ce dont l’étiquette exige un entretien que vous savez ne pas pouvoir assurer : un symbole de lavage à la main dans un foyer où tout passe en machine annonce une vie courte.
Laissez les pièces à usage unique destinées à une activité pratiquée une fois par mois, les leggings clairs qui deviennent transparents en squat et les couleurs qui ne vont avec rien d’autre chez vous. Méfiez-vous des vêtements vendus sur une promesse concernant votre corps. Une étiquette qui décrit ce que fait le tissu peut se vérifier ; une étiquette qui décrit ce que vous deviendrez ne le peut pas.
Dépensez là où il existe des preuves. Les brassières méritent le temps d’essayage et la plus grande part du budget ; les leggings ou les shorts que vous portez le plus méritent un second regard ; les hauts et les chaussettes peuvent rester modestes. Remplacez une brassière quand sa bande ne reste plus horizontale et ferme en mouvement, et un legging quand le tissu s’amincit. Une pièce qui entre, une pièce qui sort : la règle garde la capsule à la taille que demande votre rythme de lessive.
Checklist pratique
- Notez vos jours d’entraînement et de lessive, repérez la plus longue série de séances entre deux lessives et ajoutez un : c’est votre nombre de jeux.
- Classez vos séances par type de mouvement et réservez aux jours de course et de sauts les brassières offrant le plus de maintien.
- Passez chaque brassière au crible des cinq points d’ajustement, en commençant par une bande sous-poitrine qui reste horizontale et ferme en mouvement.
- Lisez la composition et les symboles d’entretien avant de payer, et laissez en magasin ce que vous ne laverez pas comme l’étiquette le demande.
- Suspendez chaque jeu pour le faire sécher après l’entraînement, lavez à la température de l’étiquette ou en dessous et séchez à l’air libre sauf si l’étiquette admet le sèche-linge.
Questions et réponses
Combien de brassières de sport faut-il pour cinq séances par semaine ?
Assez pour la plus longue série de séances entre deux lessives, plus une de réserve. Si vous lavez deux fois par semaine, cela fait généralement quatre ; une fois par semaine, six. C’est de l’arithmétique, pas un chiffre officiel. Répartissez ce nombre par activité, de sorte que les jours de course ou de sauts disposent toujours d’une brassière à bon maintien, propre et sèche.
Faut-il une brassière de sport différente pour la course et pour le yoga ?
Souvent, oui. Le groupe de recherche sur la santé du sein de l’université de Portsmouth étudie les besoins de maintien activité par activité et rapporte que les femmes qui couraient avec un maintien insuffisant ressentaient davantage l’effort et faisaient une foulée plus courte de 4 cm. Une brassière confortable pour le travail au sol peut ne pas suffire en course, et un modèle à fort maintien peut être plus que ce que l’on souhaite sur le tapis. L’ajustement compte dans les deux cas.
Comment savoir si une brassière de sport est bien ajustée ?
Avec les cinq vérifications que les chercheurs de Portsmouth recommandent à la place du mètre ruban. La bande sous-poitrine est horizontale et ferme, avec environ cinq centimètres d’écart quand on la tire. Les bonnets contiennent toute la poitrine, sans débordement ni bâillement. L’armature, s’il y en a une, repose dans le pli et non sur le tissu mammaire. L’entre-bonnets est à plat. Les bretelles sont confortables et ne s’enfoncent pas. Si la bande est lâche mais que les bonnets vont bien, essayez une bande plus petite et un bonnet plus grand.
À quelle température laver ses vêtements de sport ?
À la température indiquée par le nombre du cuvier sur l’étiquette d’entretien, ou en dessous ; le GINETEX le définit comme la température maximale. Ses exemples placent les articles en polyester et en polyamide dans des cycles doux à 30 °C ou 40 °C. Laver moins chaud est toujours permis, même si clevercare.info note que le linge peut être moins bien lavé. Réservez les 60 °C aux pièces dont l’étiquette l’autorise.
Peut-on mettre brassières de sport et leggings au sèche-linge ?
Seulement si l’étiquette d’entretien porte le symbole du séchage en tambour, un cercle dans un carré, non barré. Les points à l’intérieur indiquent la chaleur admise. Si le symbole est barré, n’utilisez pas le sèche-linge ; s’il est absent, le GINETEX conseille la prudence pour les vêtements dont les symboles de lavage et de repassage sont doux. Le séchage sur étendoir est le choix sûr par défaut pour les matières extensibles.
