Réponse en bref
Selon CBR, le 7 novembre 2026, le film menait le classement américain de Netflix. L’AMOC existe et, selon le Met Office, va très probablement s’affaiblir ce siècle. Le GIEC a une confiance moyenne dans l’absence d’effondrement brutal avant 2100, mais certaines études le contestent.
Pourquoi le film de 2004 domine Netflix cette semaine
CBR a rapporté le 7 novembre 2026 que, selon des données FlixPatrol datées du 6 novembre, Le jour d’après garde la première place du classement américain des films de Netflix. Il s’agit d’un suivi tiers.
Le film est sorti le 28 mai 2004, réalisé par Roland Emmerich. CBR en résume l’intrigue ainsi : un paléoclimatologue de la NOAA met en garde contre une catastrophe climatique qui plonge l’hémisphère nord dans une nouvelle ère glaciaire. Le système océanique de cette histoire est réel et porte un nom : l’AMOC.
Ce que le Met Office dit de l’AMOC et ce qui est mesuré
Le Met Office décrit la circulation méridienne de retournement de l’Atlantique comme un vaste système de courants qui transporte de l’eau chaude des tropiques vers le nord. La NOAA indique que les recherches montrent un affaiblissement au cours du dernier siècle, et qu’un arrêt complet reste incertain.
La mesure directe est récente. Le Met Office précise que les océanographes mesurent l’AMOC en continu depuis 2004 et qu’il est trop tôt pour affirmer l’existence de tendances à long terme. Selon Carbon Brief, le réseau RAPID, à 26,5° N, a relevé une intensité moyenne de 15 à 17 Sv en 2011–2020, contre 18 à 19 Sv en 2004–2008, sur une série trop courte pour distinguer climat et variabilité naturelle.
Ce que le GIEC et le Met Office disent de l’effondrement
Le Met Office affirme que l’AMOC va très probablement s’affaiblir au XXIe siècle avec la hausse des gaz à effet de serre. Il cite le sixième rapport du GIEC : il y a une confiance moyenne qu’il n’y aura pas d’effondrement brutal avant 2100. Pour un affaiblissement graduel, dit le Met Office, l’effet d’ensemble reste un réchauffement.
En février 2025, une étude du Met Office et de l’université d’Exeter publiée dans Nature, dirigée par Jonathan Baker, a jugé l’effondrement de l’AMOC improbable au cours des 75 prochaines années. Les échelles de temps de ces sources se comptent en décennies, pas en jours comme dans le film.
Où les études divergent sur un point de bascule
Un article de Science Advances de 2024, signé René van Westen, Michael Kliphuis et Henk Dijkstra, a provoqué un effondrement de l’AMOC dans un modèle climatique et proposé un indicateur d’alerte précoce. Les auteurs écrivent que les réanalyses indiquent que l’AMOC actuelle est en route vers la bascule, sans date, ces séries étant trop courtes. Carbon Brief décrit un article de 2023 dans Nature Communications projetant un effondrement possible entre 2037 et 2109.
Les critiques appellent à la prudence. Carbon Brief cite Stefan Rahmstorf, de l’Institut de Potsdam, selon qui les signaux d’alerte précoce ne sont pas tout à fait fiables, faute de cent ans de données précises sur l’AMOC. L’étude de Nature de 2025 entendait par effondrement un arrêt total, non un fort affaiblissement.
La suite : observations RAPID et attribution
Carbon Brief cite une étude de 2020 selon laquelle les scientifiques ne pourraient pas attribuer avec confiance la tendance aux causes humaines avant 2033 au plus tôt. Personne ne peut dire si un effondrement aura lieu ni quand, et les sources divergent sur sa probabilité.
Questions et réponses
Le classement du Jour d’après sur Netflix est-il officiel ?
Le chiffre provient de données FlixPatrol du 6 novembre 2026, rapportées par CBR le 7. C’est un suivi tiers du classement américain de Netflix, et les places changent chaque jour.
Le courant atlantique pourrait-il s’arrêter en quelques jours, comme dans le film ?
Aucune des sources citées ne le décrit. Le Met Office parle d’un affaiblissement graduel au XXIe siècle, et les études citées raisonnent en décennies, pas en jours.
L’AMOC s’affaiblit-elle actuellement, d’après les données ?
La NOAA indique que les recherches montrent un affaiblissement sur le dernier siècle. Le Met Office juge les données directes depuis 2004 trop courtes pour affirmer une tendance, et Carbon Brief note la même limite.
