Réponse en bref
La mission du FMI lie le ralentissement aux voyages perturbés; les données nationales montrent un redressement encore incomplet.
Une croissance prévue bien plus faible
Une déclaration de mission du FMI publiée le 29 septembre prévoit une hausse de 1 % du PIB réel des Seychelles en 2026, après 5,8 % en 2025. Les experts attribuent une grande partie du ralentissement à la baisse des arrivées de touristes provoquée par le conflit au Moyen-Orient, surtout de mars à juin, tout en évoquant une reprise naissante ensuite. Ce taux est une prévision, pas le résultat d'une année encore en cours. Il s'agit de conclusions provisoires du personnel, avant la discussion attendue au Conseil d'administration en décembre.
Les arrivées donnent un repère daté
Le Bureau national des statistiques a compté 8 746 visiteurs pendant la semaine achevée le 27 septembre et 261 270 depuis le début de 2026. Le total comparable de 2025 était de 281 522, soit un retard actuel de 7,2 %. Une bonne semaine ne compense pas automatiquement les voyageurs perdus au printemps. Le nombre d'entrées mesure des personnes, non les recettes des hôtels, la dépense moyenne ou le PIB. Cette série confirme un déficit touristique, mais ne permet pas à elle seule de calculer exactement la projection du FMI.
Une inflation faible au prix d'un soutien public
Selon le personnel du FMI, l'inflation générale restait modérée, à 0,9 % jusqu'en août, notamment parce que des entreprises publiques ont limité la transmission des hausses internationales aux prix locaux. Ce soutien soulage les consommateurs à court terme, mais la mission estime qu'il a dégradé certains bilans et diminué les dividendes versés au budget. Elle juge aussi la roupie globalement stable face au dollar et les réserves de la banque centrale proches de quatre mois d'importations. Ces protections n'effacent ni le coût du soutien ni la dépendance aux visiteurs.
Des emplois plus productifs sur la durée
Un rapport de la Banque mondiale paru le 17 septembre cite la productivité, les compétences, l'environnement des entreprises et le numérique parmi les obstacles à de meilleurs emplois aux Seychelles. Les bénéfices chiffrés de réformes y sont des scénarios conditionnels, pas des postes déjà créés ni une compensation immédiate au choc touristique. À court terme, il faut suivre les arrivées mensuelles, les recettes et les finances des entreprises publiques. À plus long terme, la capacité de créer davantage de valeur par travailleur sera déterminante. Au 30 septembre, la reprise débute mais n'est pas achevée.
Questions et réponses
La croissance de 1 % est-elle déjà observée pour l'année ?
Non. C'est une projection du personnel du FMI pour 2026, avant la fin de l'année et l'examen attendu de son Conseil.
Les arrivées touristiques ont-elles retrouvé leur niveau ?
Le FMI voit une reprise naissante, mais le total cumulé jusqu'à fin septembre reste inférieur de 7,2 % à celui de 2025.
