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StyleRubrique mondiale16 septembre 2026

La robe-cage de Lady Gaga : comment s'ouvre le costume du Mayhem Ball

Sur la tournée The Mayhem Ball de Lady Gaga, une robe arrive sur roulettes et sa jupe s'ouvre comme un rideau, révélant une cage d'acier avec ascenseur et danseuses. Voici ce que les sources confirment sur ce costume, et ce qu'elles n'ont pas expliqué.

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Réponse en bref

La robe-cage est une structure de scène montée sur roulettes : la jupe s'ouvre comme un rideau et laisse apparaître une cage d'acier avec des danseuses à l'intérieur, plus un ascenseur séparé pour Gaga. Une seule source, W Magazine, nomme les créatrices de la robe et l'atelier de la cage, et les publications donnent des chiffres différents pour la hauteur de la structure et le nombre de danseuses : ces chiffres ne doivent pas être présentés comme définitifs.

10 sources
La robe arrive sur roulettes ; selon W Magazine, la jupe s'ouvre comme un rideau pendant « Bloody Mary » elle-même — bien que la photo de ce même instant sur Wikimedia Commons porte un titre qui mentionne « Abracadabra » —, et l'artiste dispose de son propre ascenseur à l'intérieur.
Les sources divergent sur le nombre de danseuses dans la cage : « une douzaine » selon Paste Magazine et « sept » selon une éditrice de The New York Times Magazine ; aucun décompte exact n'a jamais été publié.
Seul W Magazine nomme les créatrices de la robe (Samuel Lewis, Athena Lawton, William Ramseur) et l'atelier de la cage, Jet Sets ; Wikipedia reprend ces noms sans vérification indépendante.

Dix sources pour une seule robe-cage

Ce texte rassemble dix sources sur un même costume : l'entretien de couverture de Rolling Stone, la transcription du podcast Cannonball publiée avec une chronique de NYT Magazine, une critique de Rolling Stone Australia, des articles de W Magazine et de Paste Magazine, deux textes de Variety — un entretien avec la chorégraphe de la tournée et une critique de la première —, le site même de l'atelier Jet Sets, un article de Wikipedia et une photo sous licence libre du concert de Melbourne. Là où les sources divergent — sur la hauteur de la structure et sur le nombre de danseuses à l'intérieur —, cette divergence est signalée explicitement plutôt que gommée par le choix d'un seul chiffre.

Une robe amenée sur roulettes et ouverte devant le public

La tournée The Mayhem Ball de Lady Gaga a débuté le 16 juillet 2025 au T-Mobile Arena de Paradise, dans l'agglomération de Las Vegas, et s'est achevée le 13 avril 2026 au Madison Square Garden de New York : 86 concerts au total, en Asie, en Europe, en Amérique du Nord et en Océanie. Le spectacle s'ouvre lui-même sur un carton à l'écran, « Lady Gaga Presents The Art of Personal Chaos » : ce nom désigne l'ensemble de la série de concerts, y compris les représentations promotionnelles de 2025, tandis que la tournée elle-même est appelée The Mayhem Ball dans la presse et sur Wikipedia. La critique de la première dans Variety décrit un spectacle en quatre actes ; Wikipedia et la critique de Rolling Stone Australia sur le concert de Melbourne décrivent une autre structure, en cinq actes, final compris. Les sources divergent, et aucune ne précise quel chiffre est le bon.

Le premier numéro est « Bloody Mary » : une robe rouge à plusieurs niveaux, de silhouette Tudor, est amenée sur roulettes jusqu'à la scène, et Gaga apparaît tout en haut. Les estimations de la hauteur de la structure divergent selon les titres : l'entretien de couverture de Rolling Stone l'évalue à 14 pieds (environ 4,3 m) pour la tournée en général, tandis que Rolling Stone Australia parle de 25 pieds (environ 7,6 m) pour le concert de Melbourne ; aucune des deux publications n'explique cet écart. La jupe s'ouvre ensuite comme les pans d'un rideau, dévoilant une cage d'acier à plusieurs niveaux avec des danseuses à l'intérieur : selon W Magazine, cela se produit au milieu de la version orchestrale de « Bloody Mary » elle-même, bien qu'une photo de ce même instant prise à Melbourne porte, sur Wikimedia Commons, un titre qui renvoie au numéro suivant, « Abracadabra ». Dans la transcription du podcast Cannonball, publiée avec la chronique de NYT Magazine, le critique Wesley Morris et l'éditrice musique pop du New York Times, Caryn Ganz, décrivent le même moment en des termes proches : la structure « est amenée », le rideau qui l'entoure s'écarte, et Gaga dispose de son propre ascenseur à l'intérieur, sur lequel elle descend avant de ressurgir avec une canne à la main. Le haut de la robe est en velours : W Magazine parle d'un « velvet masterpiece », et les critiques de NYT Magazine évoquent eux aussi un « red velvet ».

Qui est crédité pour la robe-cage

La paternité de la robe elle-même est attribuée par W Magazine à Samuel Lewis, Athena Lawton et William Ramseur, avec un haut qui, outre le velours, comprend un corset élisabéthain, des manches gigot et des clous pyramidaux argentés. L'article de Wikipedia reprend les mêmes trois noms, mais renvoie à cet endroit à la critique de la première parue dans Variety ; or cette critique ne mentionne aucun nom de créatrice. Dans les faits, la seule source qui confirme la paternité de la robe est W Magazine ; Wikipedia se contente de la reprendre, sans vérification propre.

L'atelier nommé Jet Sets

L'exécution technique de la cage est attribuée par W Magazine, puis par Wikipedia, à l'équipe « Jet Sets ». Il ne s'agit pas d'un atelier anonyme : le site jetsets.com présente une société active de construction de décors et de structures métalliques pour la scène, basée à North Hollywood, en Californie. Son portfolio comprend d'anciens travaux liés aux prestations de Lady Gaga et une rubrique intitulée « Coachella Opera House » : l'une des photos de cette série montre une façade à deux niveaux dans le style d'un opéra et une cage semblable, drapée par-dessus, à l'intérieur de laquelle on distingue des silhouettes de danseuses. Le site ne précise nulle part s'il s'agit du même costume, d'une version antérieure réalisée pour la prestation de Gaga à Coachella en avril 2025, ou d'une structure distincte. La robe-cage du Mayhem Ball n'est mentionnée nommément sur aucune page ouverte du site : le lien direct avec ce costume précis n'est établi que par W Magazine, et l'atelier lui-même ne le confirme nulle part.

À l'intérieur de la robe : un ascenseur, une doublure et un nombre de danseuses contesté

Les sources donnent des chiffres différents sur le nombre de danseuses que dissimule la cage. Paste Magazine, dans une critique publiée le 31 juillet 2025 après un concert donné le mardi 29 juillet au Kia Forum d'Inglewood, en Californie, décrit la robe comme « un numéro géant de style Tudor dissimulant une douzaine de danseuses » (traduction de la rédaction), sans préciser qu'il s'agit d'une estimation à vue d'œil et non d'un comptage. À propos du concert du Madison Square Garden de septembre 2025, Caryn Ganz — éditrice musique pop du New York Times, qui a participé à la conversation du podcast Cannonball — donne un autre chiffre : « Sept danseuses sont enfermées à l'intérieur de la robe » (traduction de la rédaction). Sur la photo du concert de Melbourne du 6 décembre 2025, on distingue, par estimation approximative, une petite dizaine de silhouettes en costumes rouge et noir avec des bas résille, agrippées aux barreaux métalliques de la cage ; ce n'est pas un décompte exact, seulement une estimation faite à partir de la photo, compatible avec les deux chiffres sans en confirmer aucun. Combien de danseuses se trouvent réellement à l'intérieur, et si ce nombre varie d'une salle à l'autre, les sources ne le précisent pas.

Qui se retrouve tout en haut de la robe n'est pas non plus toujours limpide. Selon l'entretien de couverture de Rolling Stone, huit jours avant le début de la tournée, lors d'une répétition dans une salle vide de Las Vegas, c'est la danseuse de la tournée Jessica Toatoa — qui incarne la « Mistress of Mayhem » à d'autres moments du spectacle — qui se tenait au sommet de la robe pendant que Gaga elle-même observait son propre numéro depuis le sol de la salle. Le même article précise que, lors des concerts eux-mêmes, c'est l'artiste qui monte chaque soir tout en haut. Selon W Magazine, dans le quatrième acte, « Every Chessboard Has Two Queens », la figure de la Mistress of Mayhem remonte sur la même jupe-cage rouge qui a ouvert le spectacle ; le titre ne précise pas qui tient ce rôle lors d'un concert donné, tandis que, selon Rolling Stone, quand le rôle de la Mistress of Mayhem n'est pas joué par Gaga elle-même, c'est Jessica Toatoa qui l'interprète.

La cage sous la jupe racontée par la chorégraphe Parris Goebel

Selon la chorégraphe de la tournée, Parris Goebel, dans un entretien accordé à Variety le 31 octobre 2025, l'idée de la cage lui est venue en travaillant sur le thème général du spectacle, un opéra : « Ce serait génial qu'il y ait des niveaux sous la robe et que ce soit une cage » (traduction de la rédaction). Selon elle, les danseuses à l'intérieur de la cage ont été pensées comme des personnages du chaos, prolongement de l'image de Queen Mayhem. Dans le même entretien, en répondant précisément à une question sur le travail commun autour de ce costume, Goebel ajoute qu'un dispositif similaire « avait déjà été fait de différentes façons » auparavant, mais que le rendu est différent avec Gaga (traduction de la rédaction). Autrement dit, la chorégraphe elle-même décrit l'apparition de l'idée comme le fruit d'un processus collectif et reconnaît ouvertement que la solution n'était pas nouvelle pour le secteur : les sources ne permettent pas d'affirmer que l'équipe costumes n'a pas participé à son élaboration.

Un clin d'œil au costume de Thierry Mugler de 1985

W Magazine et Paste Magazine tracent le même parallèle : la robe, avec ses lignes corsetées et ses finitions métalliques, rappelle un costume de scène que le créateur Thierry Mugler avait imaginé en 1985 pour une silhouette de lady Macbeth. Le texte de Paste est paru dix jours après celui de W Magazine, on ne peut donc pas affirmer que les deux titres soient arrivés indépendamment à cette comparaison ; mais le parallèle figure bien dans les deux textes.

Quatre-vingt-dix secondes de panique : comment Gaga décrit la sortie de la robe

L'entretien de couverture de Rolling Stone du 13 novembre 2025 décrit l'état de l'artiste au moment où la structure avance, sur les premiers accords : elle ressent des vertiges et perçoit vivement les battements de son propre cœur ; c'est ainsi que l'auteur de l'article, Brian Hiatt, décrit ses sensations — ce ne sont pas ses propres mots. Gaga elle-même décrit ce moment autrement, à travers sa réaction au public et à la musique plutôt qu'à la hauteur : « I'm in this big dress, and the music is so loud » (traduction de la rédaction : « Je suis dans cette immense robe, et la musique est tellement forte » ; Rolling Stone, 13/11/2025). Selon ses propres mots, pendant les quatre-vingt-dix premières secondes de chaque concert, elle se force à ne pas paniquer. L'article ne donne aucun détail technique sur la façon dont l'artiste est exactement fixée au sommet de la cage ni sur ce qui garantit sa sécurité : cette question reste posée aux créateurs du costume.

Les stylistes de la tournée : looks gothiques et lyriques sur quatre actes

Selon Wikipedia, les looks gothiques et d'inspiration lyrique tout au long des quatre actes du spectacle ont été conçus par une équipe de stylistes : Natali Germanotta (la sœur de Gaga), Hunter Clem, et le duo Hardstyle, formé de Peri Rosenzweig et Nick Royal. La source ne précise pas si le moment de la robe-cage entre dans ces quatre actes, ni comment les tâches se répartissent entre cette équipe et les créatrices de la robe elle-même, Lewis, Lawton et Ramseur.

La photo de Melbourne : la même robe sous un autre angle

Le fichier de Wikimedia Commons est daté du 6 décembre 2025 et se rapporte au concert du Marvel Stadium de Melbourne — le nom du stade selon le contrat de sponsoring, tandis que la catégorie de ce fichier sur Commons le désigne sous un nom antérieur, non commercial, Docklands Stadium. L'auteur en est l'utilisateur Flickr 6meo9 (A T), sous licence CC BY 4.0, vérifiée par le robot FlickreviewR. On y voit l'artiste debout sur une large base rouge drapée ; en dessous, une cage métallique à plusieurs niveaux est ouverte, et l'on distingue à l'intérieur plusieurs danseuses en costumes rouge et noir et bas résille, accrochées aux barreaux. Le titre du fichier sur Commons mentionne le numéro « Abracadabra », mais, à en juger par la page du fichier, ce rapprochement n'est pas le fait du photographe — qui s'est contenté d'une légende générale, « Lady Gaga in Melbourne, Australia » — mais de la personne ayant mis en ligne la photo ; ce document ne relie donc pas l'image à un numéro précis au-delà de ce titre de fichier. La photo confirme la description des sources écrites, mais reste une image fixe unique : elle ne permet pas d'évaluer le poids de la structure, l'épaisseur du métal, ni la façon dont la cage est fixée à la scène.

Poids, métal et mécanisme de la cage : ce qui reste non divulgué

Même avec davantage de sources disponibles, les détails d'ingénierie essentiels restent nulle part publiés. Aucun des textes ouverts ne donne le poids de l'ensemble de la structure, ni la manière dont il se répartit entre la scène, l'ascenseur à l'intérieur de la robe et le corps de l'artiste. Ni le métal exact ni l'épaisseur de la cage ne sont précisés, pas plus que le type de mécanisme — manuel, par câble ou motorisé : on sait seulement que la robe est amenée sur roulettes et que la jupe s'écarte comme un rideau. Les mesures de sécurité pour les danseuses à l'intérieur de la structure en mouvement ne sont pas décrites. L'écart entre l'estimation de Rolling Stone (14 pieds) et celle de Rolling Stone Australia (25 pieds) n'est pas non plus expliqué : il peut s'agir d'une imprécision de l'un des deux titres, ou refléter des versions différentes de la cage selon les étapes de la tournée. Compléter ces données à partir de la photo, ou par analogie avec des structures de scène similaires, relèverait de la spéculation : tant que les créatrices de la robe et l'atelier Jet Sets n'auront pas rendu ces détails publics, ils restent une question ouverte pour les créateurs du costume, et non un élément vérifié de l'histoire.

Checklist pratique

  • Les noms réels des créatrices sont-ils donnés, et pas seulement une marque ou un nom d'atelier.
  • L'affirmation dispose-t-elle d'un appui indépendant, plutôt que de la même formulation reprise dans un article de référence.
  • La page du fichier de la photo est-elle ouverte, avec auteur, date de prise de vue et licence, et pas seulement une vignette de recherche.
  • La date et le lieu de la prise de vue correspondent-ils bien à l'événement en question, et non à une tenue semblable portée lors d'un autre concert de la même tournée.
  • Quand des titres différents donnent des chiffres différents — hauteur de la structure, nombre de participantes —, cette divergence est-elle signalée explicitement, plutôt que de choisir un chiffre au hasard.

Questions et réponses

Combien de danseuses se trouvent à l'intérieur de la cage ?

Les sources divergent : Paste Magazine parle d'« une douzaine » après le concert d'Inglewood de juillet 2025, tandis que dans la transcription du podcast Cannonball, publiée avec la chronique de NYT Magazine, l'éditrice musique pop du New York Times, Caryn Ganz, parle de sept danseuses au concert du Madison Square Garden de septembre de la même année. La photo du concert de Melbourne laisse voir, par estimation approximative, une petite dizaine de silhouettes. Aucun décompte exact n'a jamais été publié, et le nombre a pu varier selon les salles.

En quoi est faite la robe-cage ?

Le haut est en velours, avec un corset élisabéthain, des manches gigot et des clous pyramidaux argentés, selon la description de W Magazine ; le velours est également mentionné par les critiques de NYT Magazine. Les sources décrivent la cage simplement comme « en acier » : ni l'alliage, ni l'épaisseur du métal, ni le poids de l'ensemble ne sont publiés nulle part.

Comment la robe arrive-t-elle sur scène, et où va l'artiste qui se tient dessus ?

La structure est amenée sur roulettes, la jupe s'ouvre comme un rideau, et à l'intérieur l'artiste dispose de son propre ascenseur : elle descend, puis ressort de la cage avec une canne à la main — c'est ainsi que ce moment est décrit dans la transcription du podcast Cannonball publiée avec la chronique de NYT Magazine. Lors des concerts eux-mêmes, c'est Gaga qui se trouve chaque soir au sommet de la robe, à en juger par l'entretien de couverture de Rolling Stone ; lors d'une répétition huit jours avant l'ouverture de la tournée, c'est la danseuse Jessica Toatoa qui l'a remplacée pendant que Gaga observait le numéro depuis le sol de la salle. Selon W Magazine, au quatrième acte, la figure de la Mistress of Mayhem remonte sur la même jupe-cage ; ce rôle, quand Gaga ne l'interprète pas elle-même, revient à Toatoa selon Rolling Stone ; qui se tient sur la robe à ce moment lors d'un concert précis, W Magazine ne le précise pas.

Que sait-on de l'atelier Jet Sets, que W Magazine relie à la cage ?

Une société active de la région de Los Angeles (site jetsets.com) qui construit des décors et des structures métalliques pour la scène ; elle est basée à North Hollywood, en Californie. Son portfolio comprend d'anciens travaux liés à Lady Gaga et une rubrique « Coachella Opera House » avec une photo d'une cage semblable, drapée, devant une façade d'opéra ; le site n'indique ni date ni occasion pour cette photo. Le lien précis avec la robe-cage du Mayhem Ball n'est établi que par W Magazine : l'atelier lui-même ne le confirme nulle part.

Le même costume a-t-il été utilisé dans toutes les salles de la tournée ?

Les sources ne le confirment pas directement. Les estimations de la hauteur de la robe divergent selon les titres : l'entretien de couverture de Rolling Stone l'évalue à 14 pieds pour la tournée en général, et Rolling Stone Australia à 25 pieds pour le concert de Melbourne. Aucun des deux ne l'explique, et aucune source ne dit si des versions différentes de la cage ont été construites selon les étapes de la tournée ; la question reste ouverte pour les créateurs du costume.