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Comment faire créer un site internet : tout le parcours, de l’objectif au premier mois en ligne

Commander un premier site, ce sont huit décisions à la suite, dont la plupart se prennent avant toute maquette. Voici le parcours entier : objectif, prestataire, brief, devis, contrat, nom de domaine, recette et premier mois.

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Réponse en bref

Décidez d’abord à quoi sert le site et quelle action unique il doit provoquer. Choisissez ensuite le type de prestataire, envoyez le même brief d’une page à plusieurs d’entre eux et comparez des devis écrits. Signez un contrat qui fixe les étapes, les séries de modifications et la titularité du design et du code, gardez le nom de domaine et l’hébergement à votre nom, validez le travail au regard du brief et prévoyez le suivi du premier mois.

11 sources
Les premières décisions reviennent au dirigeant : à quoi sert le site, quelle action unique il doit provoquer, une fourchette de budget et une date.
Un brief d’une page envoyé à plusieurs prestataires est ce qui permet de comparer leurs devis ligne par ligne.
Un devis doit indiquer le périmètre, les étapes, ce qui n’est pas compris, les séries de modifications et les dates.

Avant de chercher un prestataire : l’objectif, une action, une fourchette de budget et une date

Ceux qui se demandent comment faire créer un site internet commencent souvent par la mauvaise question : à qui le confier. Les premières décisions reviennent au dirigeant et ne coûtent rien. Le portail du gouvernement australien destiné aux entreprises, business.gov.au, place la définition des objectifs du site en première étape, avant le nom de domaine, l’hébergement et le design. En pratique, l’objectif tient en une phrase : qui arrive, d’où, et quelle chose unique il doit faire.

Deux éléments complètent le cadre. L’un est une fourchette de budget que vous pouvez réellement engager. L’autre est une date assortie d’une raison, comme le début d’une saison ou une campagne publicitaire. Un prestataire à qui l’on dit seulement que le site doit être beau, rapide et pas cher est obligé de deviner. Celui qui entend l’objectif, l’action, le budget et la date peut dire clairement ce qui tient dedans.

Qui réalise les sites : un indépendant, un studio, une agence ou un outil en ligne avec un spécialiste

Il existe quatre types courants de prestataires. Un indépendant est une personne qui conçoit ou qui développe, ce qui convient à une tâche petite et claire. Un studio est une petite équipe sous un seul contrat, pour un site où le design, le code et les contenus doivent être coordonnés. Une agence est une structure plus grande pour laquelle le site est une partie d’une mission de marketing. Le quatrième est un outil de création de sites, une plateforme par abonnement sur laquelle un spécialiste engagé assemble un site simple.

Un billet du blog de la Small Business Administration des États-Unis (SBA) compare les deux extrémités de cette gamme. Un site réalisé par un développeur suit vos spécifications, mais ensuite l’hébergement, l’entretien et la protection contre les intrusions relèvent de votre entreprise. Avec un outil en ligne, la plateforme prend en charge l’hébergement, la sécurité et les correctifs logiciels ; en contrepartie la personnalisation est limitée et le site ne se déplace pas ailleurs. Le billet date de 2018 : laissez donc ses prix de côté, l’arbitrage reste le même.

Le brief : une page qui rend les devis comparables

Un brief est une page unique que tous les candidats reçoivent sous la même forme. Sans elle, trois prestataires chiffrent trois sites différents, et leurs montants ne se comparent pas. La page dit ce que fait l’entreprise, à quoi sert le site, de quelles pages il a besoin, ce qui existe déjà et ce qui reste à produire. Pour la liste des pages, business.gov.au suggère de partir de vos objectifs, des tâches que les clients voudront accomplir et des informations dont ils ont besoin.

Un brief n’est pas un cahier des charges technique. Celui qui commande son premier site n’a pas à choisir un système de gestion de contenu ni à nommer des technologies : décrivez le résultat et laissez chaque prestataire proposer la méthode. Leurs propositions montrent comment ils raisonnent. Envoyez la même page à plusieurs candidats, demandez un devis écrit pour un jour précis et dites ouvertement que vous comparez des offres.

Lire un devis : périmètre, étapes, exclusions, modifications et délais

Un devis est un document, pas un chiffre en bas de page. Il doit indiquer le périmètre : les pages, les fonctions et qui fournit les textes et les images. Il doit énumérer les étapes, les exclusions, les séries de modifications et les dates. La Small Business Development Corporation, organisme public d’Australie-Occidentale, est précise sur les modifications : il faut savoir combien de séries sont comprises, ce que coûtent les suivantes et ce qui compte comme une modification.

Le même organisme trace une limite que les nouveaux clients ignorent souvent : la correction des bogues, comme des liens cassés ou des pages mal affichées sur un téléphone, ne devrait pas être facturée en supplément. Comparez les devis ligne par ligne et non par leur total. Un total plus bas signifie parfois simplement une liste plus courte, sans les textes ou sans les formulaires. Si un suivi après la mise en ligne est promis, son coût doit figurer tout aussi clairement, en tarif horaire ou en forfait mensuel.

Le contrat : étapes, recette et propriété du design et du code

Le contrat transforme le devis en obligations : les étapes, ce qui vaut validation à la fin de chacune et les paiements qui s’y rattachent. L’organisme d’Australie-Occidentale déconseille de payer un nouveau site en totalité d’avance : un acompte, puis des versements à mesure que le projet atteint les jalons convenus. Il demande aussi des clauses claires sur la fin de l’accord, y compris la remise des accès, des identifiants et des mots de passe. Chaque étape doit se terminer par quelque chose que vous pouvez ouvrir et approuver par écrit.

À qui appartient le résultat dépend de la loi et du contrat, et la règle par défaut varie selon le pays. Au Royaume-Uni, le guide de l’Office de la propriété intellectuelle sur GOV.UK indique que le premier titulaire légal d’une œuvre de commande est celui qui la crée et non le commanditaire, sauf accord écrit contraire. En Russie, l’article 1296 du Code civil, dans le texte publié par ConsultantPlus, attribue au client le droit exclusif sur un programme d’ordinateur, une base de données ou une autre œuvre créés en vertu d’un contrat ayant pour objet la création de cette œuvre, sauf si le contrat en dispose autrement. Cet article ne s’applique pas lorsque le prestataire est l’auteur lui-même : selon l’article 1288, le contrat peut céder le droit exclusif ou n’accorder qu’un droit d’usage dans des limites fixées. L’article 1234 ajoute que le contrat qui transfère un droit exclusif doit être écrit et qu’en règle générale le droit passe à sa conclusion, sauf convention contraire.

La leçon pratique est la même dans les deux pays : ne vous fiez pas à la règle par défaut. Le contrat doit dire en mots simples qui détient les droits sur le design, les textes et le code, et à partir de quel moment. Posez la question à part pour les éléments de tiers, comme les polices et les photos de stock. Cet article rapporte ce que disent les sources et ne constitue pas un conseil juridique. Avant de signer, faites relire le contrat par un juriste qui connaît le droit de votre pays.

Le nom de domaine et l’hébergement restent au nom du client

Le nom de domaine est l’adresse du site, et il ne se refait pas si on le perd. L’ICANN, l’organisme qui accrédite les bureaux d’enregistrement, explique qu’on ne possède pas un nom de domaine pour toujours : l’enregistrer revient plutôt à le louer à l’opérateur du registre, par tranches d’un an. Celui qui détient les droits sur l’enregistrement s’appelle le titulaire. L’ICANN décrit aussi le piège qui guette un premier client : un développeur qui a enregistré le nom pour vous a pu utiliser ses propres coordonnées et figurer comme titulaire alors que vous avez payé. Son conseil est de le vérifier auprès du bureau d’enregistrement.

La liste des droits et responsabilités des titulaires publiée par l’ICANN rattache les uns et les autres à celui qui est inscrit : le droit de savoir comment gérer, transférer, renouveler et restaurer le nom, le devoir de tenir des coordonnées exactes et la responsabilité exclusive de son usage. Ces documents visent les bureaux accrédités par l’ICANN ; les domaines de code pays ont leurs propres opérateurs, posez-y donc la même question. L’hébergement suit la même logique, et l’ICANN note que rien ne vous oblige à le prendre là où le nom a été enregistré. L’organisme d’Australie-Occidentale estime que la propriété et le contrôle doivent vous revenir à la mise en ligne.

Le travail lui-même : points d’étape, retours en une liste, recette avant la mise en ligne

Un projet qui se passe bien avance par des points d’étape visibles : la structure, le design des pages clés, l’intégration, les contenus, les tests. À chacun, vous regardez quelque chose de réel et vous l’approuvez ou vous énumérez les changements. Les retours fonctionnent quand une seule personne de votre côté rassemble toutes les remarques dans une liste unique par série. Décrivez le problème, par exemple un numéro de téléphone difficile à trouver sur un petit écran, et laissez la solution à ceux qui construisent.

La recette a lieu avant la mise en ligne, pas après. Dans son étape consacrée aux tests et au lancement, business.gov.au demande de s’assurer que les clients peuvent naviguer sur le site et acheter, de chercher les liens cassés, de tester sur différents navigateurs et appareils et de vérifier l’exactitude des contenus. Ajoutez un contrôle personnel : envoyez vous-même chaque formulaire et regardez où arrive la demande. Après une validation écrite, c’est le contrat qui tranche : un bogue se corrige, une nouvelle envie est une modification.

Après la mise en ligne : le premier mois, et ce qu’il faut préparer avant le premier appel

La mise en ligne ouvre la période de mesure. Le guide de démarrage SEO de Google, sur Search Central, indique qu’il suffit en général de publier le site pour que Google le trouve, et qu’une recherche avec site: suivi de votre domaine montre si vous êtes dans l’index. Il est franc sur les délais : certains changements prennent effet en quelques heures, d’autres en plusieurs mois. Une première semaine calme dans le moteur de recherche n’est donc pas un défaut. Le portail australien termine ses étapes par l’entretien et la mesure : tenez les informations à jour et lisez les statistiques.

Avant le premier appel à un studio, mettez les réponses sur une feuille : l’objectif en une phrase, l’action unique, le budget et la date, les pages dont vous pensez avoir besoin et le nom auquel est enregistré le domaine. Le faire soi-même est une question honnête. Le billet de la SBA observe que les outils en ligne sont souvent le choix des jeunes entreprises qui veulent leur tout premier site, et un développeur, souvent celui des entreprises qui en ont déjà un. VITON13 Studio est l’un des endroits où ce travail se fait, avec le périmètre, le délai et le prix fixés par écrit avant le démarrage. Dans tous les cas, la réponse à la question comment faire créer un site internet commence par cette feuille, et non par la recherche d’un prestataire.

Checklist pratique

  • Écrivez une phrase sur qui arrive sur le site et quelle action unique il doit y accomplir.
  • Envoyez le même brief d’une page à plusieurs prestataires et demandez des devis écrits pour une même date.
  • Vérifiez que chaque devis nomme les étapes, les exclusions et le nombre de séries de modifications.
  • Faites lire par un juriste la clause qui dit à qui reviennent les droits sur le design, les textes et le code.
  • Demandez à votre bureau d’enregistrement qui est titulaire de votre domaine et gardez les mots de passe.

Questions et réponses

Le développeur peut-il enregistrer le nom de domaine à ma place ?

Il peut s’occuper de la partie technique, mais l’enregistrement doit être à votre nom et sur votre adresse. L’ICANN prévient qu’un développeur qui enregistre un nom avec ses propres coordonnées peut figurer comme titulaire, et qu’il vous faudra alors peut-être une preuve de paiement pour montrer au bureau d’enregistrement que le nom est le vôtre.

Un site que j’ai payé m’appartient-il automatiquement ?

Pas partout. Le guide du gouvernement britannique indique que le créateur d’une œuvre de commande est le premier titulaire des droits sauf accord écrit. Le Code civil russe attribue le droit exclusif au client lorsque le contrat avait pour objet la création de l’œuvre et ne prévoit rien d’autre, et applique un autre article si le prestataire est l’auteur lui-même. Faites inscrire la clause au contrat et faites-la vérifier par un juriste de votre pays.

Que doit contenir le devis d’un site en plus du prix ?

Le périmètre page par page, les étapes et ce que vous recevez à chacune, la liste de ce qui n’est pas compris, le nombre de séries de modifications et les dates, y compris celles qui dépendent de vous. Un devis réduit à un total ne se compare à aucun autre.

Un outil de création de sites suffit-il pour un premier site d’entreprise ?

Souvent, oui. Un billet du blog de la Small Business Administration américaine note que ces outils sont un choix courant pour un tout premier site, l’hébergement et la sécurité étant assurés par la plateforme. Les limites sont la personnalisation et la portabilité : un site construit avec un tel outil ne se transfère en général pas vers une autre plateforme, et en sortir revient à le refaire.

En combien de temps un site tout juste lancé apparaît-il dans Google ?

Le guide de démarrage de Google indique que ses robots trouvent en général un site publié sans qu’on le soumette, et qu’une recherche site: sur votre domaine permet de le vérifier. Il ne donne pas de délai fixe et suggère d’attendre quelques semaines avant de juger l’effet d’un changement : ne tirez donc pas de conclusion des premiers jours.