Réponse en bref
Un bon design de diapositives est un ensemble d’habitudes vérifiables : une idée par diapositive, un titre qui est la conclusion, un texte de 18 points ou plus, un contraste d’au moins 4,5 pour 1, des graphiques qui nomment leur conclusion et un thème ou un masque qui fixe polices et couleurs. Vérifiez la licence de chaque image et envoyez une version plus complète que celle que vous présentez.
Une idée par diapositive est une règle qui se vérifie
Les conseils de design de présentation ressemblent souvent à une affaire de goût : commencez donc par ceux qui se vérifient. Une diapositive porte une idée si vous pouvez la dire en une phrase sans le mot et. Si le et est nécessaire, il y a deux diapositives. Le test fonctionne au stade de la préparation, avant tout choix de couleur, et oblige à clarifier le contenu avant de l’embellir.
Un diaporama construit ainsi est plus long en diapositives et plus court en mots, et c’est le bon échange. Le public lit une diapositive en quelques secondes, puis vous regarde, et la diapositive doit lui avoir donné une raison d’écouter. Avec cinq points, on lit les cinq, on cesse d’écouter et l’on n’en retient aucun. Avec un seul, l’orateur ajoute les quatre autres de vive voix.
Rédigez chaque titre comme une conclusion
Une étiquette comme Marché ou Résultats dit au spectateur où il est. Une conclusion comme Les commandes de clients fidèles ont progressé chaque trimestre lui dit ce qu’il doit croire. Mettez la conclusion dans le titre et servez-vous du reste de la diapositive comme preuve. Celui qui ne lit que les titres doit pouvoir suivre tout l’argumentaire.
Il y a aussi un avantage d’accessibilité. Le guide de Microsoft pour rendre accessibles les présentations PowerPoint dit qu’une étape simple consiste à donner à chaque diapositive un titre unique et descriptif, même s’il n’est pas visible. Un titre unique aide celui qui ne voit pas la diapositive, ou qui parcourt le plan, à distinguer l’une de l’autre. Des titres identiques comme Aperçu, six fois, n’aident personne et signalent souvent que la diapositive n’a pas encore de conclusion.
Taille de texte et polices selon Microsoft
La même page de Microsoft donne des chiffres concrets. Elle recommande une taille de police de 18 points ou plus, des polices sans empattement et suffisamment d’espace blanc, en citant Arial et Calibri comme exemples courants. Elle déconseille les majuscules partout et l’excès d’italiques ou de soulignements, et recommande d’aligner les paragraphes à gauche.
Ce sont des consignes d’accessibilité, mais elles valent aussi pour une salle de réunion. Une diapositive illisible depuis le dernier rang est un document imprimé, pas une diapositive. Si le texte ne tient pas à 18 points, la solution est de couper du texte ou d’ajouter une diapositive, non de réduire la taille. Deux polices suffisent : une pour les titres, une pour le corps. Laissez de larges marges et séparez les blocs par du vide plutôt que par des lignes et des cadres.
Contraste : les repères de 4,5 pour 1 et de 3 pour 1
Les règles pour l’accessibilité des contenus web, critère de succès 1.4.3 de niveau AA, exigent un rapport de contraste d’au moins 4,5 pour 1 pour le texte et les images de texte, et d’au moins 3 pour 1 pour le texte de grande taille. Elles ont été écrites pour le web, mais elles forment le repère publié le plus clair pour un gris clair sur blanc ou un bleu pâle sur une photographie. Des vérificateurs gratuits calculent le rapport à partir de deux couleurs.
Le guide de Microsoft ajoute deux précautions. Ne comptez pas sur la seule couleur pour porter un sens, par exemple pour signaler un lien ou un avertissement, et ajoutez un soulignement aux liens colorés. Et rappelez-vous qu’un vérificateur automatique peut manquer des problèmes de contraste, comme un texte dans une zone transparente posée sur une image : regardez donc la vraie diapositive sur un vrai écran.
Graphiques et tableaux qui nomment leur conclusion
Un graphique mérite sa place quand le spectateur voit la conclusion en trois secondes. Nommez la conclusion dans le titre, retirez tout ce qui ne la soutient pas et marquez la seule barre ou la seule courbe qui compte. Un graphique de dix séries avec légende est une page de rapport, et sa place est dans la version envoyée. Sur la diapositive présentée, montrez les deux ou trois séries utiles à l’argument et étiquetez-les directement sur le graphique.
Pour les tableaux, le guide de Microsoft conseille de les éviter quand c’est possible et de présenter les données autrement, et de garder une structure simple avec des en-têtes de colonnes si l’on doit en utiliser. La même page demande un texte de remplacement pour les images : une ou deux phrases sur le contenu et le but, sans commencer par une image de. Si du texte figure dans une image, répétez-le sur la diapositive, car une image de texte ne peut pas être lue à voix haute comme du texte.
Un masque ou un thème garde le diaporama cohérent
La cohérence est la façon la moins chère de paraître professionnel, et elle vient d’un seul endroit. L’aide de Google Slides définit un thème comme un groupe prédéfini de couleurs, de polices, d’arrière-plan et de dispositions. Un changement avec l’option Ajouter au thème applique une couleur à toute la présentation, et l’option Modifier les couleurs du thème change les couleurs qui composent le thème.
Microsoft apporte l’autre moitié du conseil. Utilisez les dispositions de diapositive intégrées, conçues pour que l’ordre de lecture soit le même pour les utilisateurs de lecteur d’écran et pour les voyants, et prenez un modèle accessible aux couleurs, contrastes et polices homogènes. Ne dessinez pas une zone de texte au milieu d’une diapositive vide. Choisissez la disposition, saisissez le texte dans son espace réservé, et le titre, l’ordre et l’alignement suivent.
Pour une équipe, c’est plus important que n’importe quelle diapositive. Quand le masque porte le logo, les polices et la palette, un nouveau collègue monte un diaporama correct en une après-midi. Sinon, chaque diaporama est unique, et le coût des corrections revient chaque trimestre.
Droits d’image, notes de l’orateur et version envoyée à l’avance
Une image trouvée en ligne n’est pas libre par défaut. Creative Commons décrit ses licences comme un moyen standardisé de donner une autorisation à l’avance, et toutes incluent BY, qui impose de citer le créateur. L’élément NC n’autorise que l’usage non commercial, et un diaporama de vente est un usage commercial. L’élément ND interdit les adaptations : une copie recadrée ou recolorée peut donc ne pas être permise. Lisez la licence de chaque image conservée.
Les diapositives à présenter et les diapositives à lire sont deux documents. La version présentée est sobre, l’argument est dans la voix de l’orateur. La version envoyée contient les notes rédigées en texte court et le graphique dense rétabli, car personne ne sera là pour l’expliquer. Faites la seconde à partir de la première et nommez les liens d’après la page vers laquelle ils mènent, comme le conseille Microsoft, au lieu d’écrire cliquez ici.
Gardez une courte liste de sources sur la dernière diapositive de la version envoyée. Une affirmation avec une source nommée, une date et un lien se lit autrement qu’une affirmation sans eux, et la liste montre au lecteur quels chiffres vous avez vérifiés vous-même.
Une liste avant envoi et ce qu’il faut préparer pour un studio
Avant d’envoyer un diaporama, vérifiez dix points : une idée par diapositive, des conclusions en guise de titres, des titres uniques, un texte d’au moins 18 points, un contraste supérieur aux rapports, un texte de remplacement sur les images, des liens nommés par leur destination, des licences d’image consignées, un ordre de lecture qui correspond à la diapositive et un fichier qui s’ouvre sur un autre ordinateur. Imprimez une diapositive au format carte postale : si vous ne pouvez pas la lire, votre public non plus.
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Checklist pratique
- Dites l’idée de chaque diapositive en une phrase sans et, ou divisez la diapositive.
- Réécrivez chaque titre comme une conclusion et n’acceptez pas deux titres identiques.
- Réglez le texte à 18 points ou plus dans une seule police sans empattement et contrôlez le contraste de 4,5 pour 1.
- Montez les diapositives à partir des dispositions d’un seul thème pour changer polices et couleurs en un endroit.
- Consignez la licence et le créateur de chaque image et préparez une version d’envoi plus complète.
Questions et réponses
Combien de mots une diapositive doit-elle contenir ?
Les guides publiés ne donnent aucun nombre de mots. Utilisez le test d’une phrase : si l’idée demande et, divisez la diapositive. Un texte qui ne tient pas à 18 points signale qu’il y en a trop.
Les règles de contraste du web valent-elles pour des diapositives ?
WCAG a été écrit pour le contenu web, mais ses rapports de 4,5 pour 1 et de 3 pour 1 sont un repère pratique pour tout écran. La page de Microsoft demande elle-même un contraste suffisant dans les diapositives.
Un masque de diapositives est-il utile pour un court diaporama ?
Il coûte peu et évite des retouches. L’aide de Google décrit un thème comme des couleurs, des polices, un arrière-plan et des dispositions ensemble, si bien qu’un changement atteint toutes les diapositives.
Puis-je utiliser n’importe quelle image trouvée en ligne ?
Non. Les licences Creative Commons exigent toujours de citer l’auteur, et l’élément NC exclut l’usage commercial. Vérifiez la licence de chaque image, gardez la trace de la source et préférez vos propres images.
Dois-je envoyer le même diaporama que celui que je présente ?
En général non. Celui qu’on présente est sobre et s’appuie sur l’orateur. Celui qu’on envoie à l’avance doit se suffire, avec des notes rédigées, le graphique complet et la liste des sources.
