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IA pour faire une présentation : ce que font Copilot, Gemini et Alice AI, et quand appeler un designer

Copilot, Gemini et Alice AI montent un brouillon à partir d’une courte demande. Ce que fait chaque outil selon son éditeur, comment utiliser une IA pour faire une présentation étape par étape, quoi vérifier et quand appeler un designer.

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Réponse en bref

L’IA réussit bien le premier brouillon : un plan tiré d’une demande ou d’un document, des diapositives dans votre modèle, du texte pour chacune et des images générées. Microsoft et Google écrivent qu’une personne doit relire le résultat. Les faits, les chiffres, la cohérence de marque et l’argument restent un travail humain, et une présentation pour investisseurs ou clients demande souvent un designer.

10 sources
L’IA ajoute à l’éditeur de diapositives une couche de brouillon : plan, texte des diapositives, mises en page et images générées.
Copilot dans PowerPoint crée une présentation à partir d’une demande ou d’un fichier Word ; Microsoft exige une relecture humaine.
Gemini dans Google Slides génère pour l’instant une diapositive à la fois ; Alice AI de Yandex planifie et rédige, sans graphiques.

Ce que l’IA ajoute à un éditeur de diapositives ordinaire

Wikipédia en anglais décrit un logiciel de présentation comme un programme servant à afficher des informations sous forme de diaporama. L’article lui attribue trois fonctions : un éditeur de texte, des outils pour les images et les médias, et un système de projection. PowerPoint remplit ces fonctions depuis que Forethought l’a lancé sur Macintosh en 1987, selon le même article. Chercher une IA pour faire une présentation, c’est chercher une quatrième couche : un modèle qui écrit le plan, rédige les diapositives, choisit les mises en page et dessine des images.

Cette couche ressemble à un assistant junior très rapide. Il ne connaît ni votre marché, ni vos chiffres, ni pourquoi ce public devrait dire oui. La machine produit un brouillon, et une personne décide de ce que la présentation défend, vérifie chaque fait et l’aligne sur le style de l’entreprise. Les outils sont décrits ici d’après leurs éditeurs, dont les pages changent souvent.

Copilot dans PowerPoint, selon la documentation de Microsoft

La page d’aide de Microsoft sur la création de présentations avec Copilot dans PowerPoint propose deux départs : une demande ou un fichier de référence. Copilot peut poser des questions de clarification, par exemple sur le public cible, puis propose un plan. Vous modifiez le plan dans le chat avant de demander les diapositives. La page prévient que ce contenu généré par l’IA doit être relu et modifié par une personne.

La même page indique que Copilot fonctionne mieux avec des documents Word de moins de 24 Mo et tente d’en reprendre les images. Sur les diapositives aux images générées, la source « AI-generated » est notée dans les commentaires du présentateur. Une seule langue de sortie est possible à la fois. Si l’entreprise a un modèle standard, Microsoft conseille d’en partir : Copilot garde alors le thème et utilise les dispositions existantes.

La FAQ de Microsoft sur Copilot dans PowerPoint ajoute les limites liées à la licence. Avec un abonnement personnel Copilot Pro, une présentation peut s’appuyer sur un seul fichier Word ; une licence professionnelle Microsoft Copilot accepte aussi un PDF et des fichiers chiffrés. Copilot ne fonctionne qu’avec des fichiers .ppt et .pptx. Microsoft s’attend à une qualité maximale en anglais et limite le nombre de mots traités par demande : un long rapport passe mieux par morceaux.

Gemini dans Google Slides et Alice AI de Yandex

L’aide de Google sur Gemini dans Slides énumère quatre capacités : générer des images, générer de nouvelles diapositives, résumer une présentation, écrire ou réécrire du contenu. Les nouvelles diapositives suivent le thème en cours, et l’on peut citer un fichier Drive en tapant @ et son nom. Une autre page de Google, sur la génération d’une diapositive, fixe les limites actuelles : une diapositive à la fois, sur ordinateur et en anglais seulement, avec un forfait Workspace ou Google AI éligible. Gemini sert ici à retoucher une présentation existante.

Les russophones disposent aussi d’Alice AI. La page de Yandex affirme que l’assistant établira un plan, analysera des rapports et des études, rédigera les textes et générera des images pour les diapositives. Elle cite deux limites : un seul document par chat, et pas de graphiques, même si Alice AI peut en préparer les données. Yandex invite à passer le texte fini dans un éditeur et à y ajouter les images : la mise en page reste à votre charge.

Construire une présentation avec l’IA, de l’objectif à la répétition

Commencez avant d’ouvrir le moindre outil. Écrivez une phrase sur ce que le public doit faire après la dernière diapositive : approuver un budget, signer un contrat, choisir un fournisseur. Notez ensuite qui sera dans la salle et ce que ce public sait déjà, car une réponse floue produit une présentation floue. Avec ces deux lignes, demandez à l’IA un plan, pas des diapositives.

Transformez le plan en fil narratif : le problème, la proposition, les preuves, ce que cela coûte, l’étape suivante. Une idée par diapositive, rédigée comme une phrase complète dans le titre, pour qu’en lisant les seuls titres on suive l’argument. Les conseils de Microsoft pour des présentations efficaces disent que le public doit vous écouter plutôt que lire l’écran. Ils suggèrent aussi d’éviter les polices de moins de 18 points.

Montez à la main les diapositives de données à partir du tableau d’origine, pas de la mémoire du modèle. Les conseils de Microsoft demandent juste assez de texte pour rendre compréhensibles les étiquettes d’un graphique, et un fort contraste entre le fond et le texte. Relisez ensuite le tout comme le public, comparez chiffres et noms avec l’original et répétez à voix haute. La même page recommande de s’entraîner jusqu’à pouvoir parler à partir des puces.

Ce que l’IA rédige bien : plans, réécritures, mises en page et images

Le meilleur usage, c’est la page blanche. Microsoft range parmi les tâches de Copilot la transformation d’un fichier Word en présentation, la rédaction de contenu et la génération de résumés. La réécriture est sous-estimée : un paragraphe dense peut devenir trois lignes courtes, et l’on peut redemander une version à volonté.

Mises en page et images sont le deuxième point fort, à une condition. Si la présentation part d’un bon modèle, Copilot réutilise ses dispositions et Gemini garde le thème : le brouillon semble d’une même famille. Les images générées comblent l’absence de photos, et Microsoft indique que Copilot utilise des images sous licence pour Microsoft. Le brouillon sert à discuter, pas à présenter.

Faits, chiffres et marque : là où les diapositives faites par l’IA se trompent

Chaque éditeur prévient des erreurs dans sa documentation. La FAQ de Microsoft indique que le contenu généré par Copilot dans PowerPoint peut être inexact ou inapproprié et demande de le relire, le modifier et le vérifier. Microsoft Learn ajoute que les réponses de l’IA générative ne sont pas garanties exactes à 100 %. L’aide de Google prévient que Gemini peut suggérer des informations inexactes ou inappropriées.

Les chiffres sont la partie la plus fragile. Interrogé sur la taille d’un marché, un modèle peut fournir un nombre qui sonne juste sans rien derrière, et un graphique tiré de ce nombre convainc autant qu’un vrai. Tout chiffre écrit par l’IA reste provisoire tant qu’il n’apparaît pas dans vos données ou dans une source citable sur la diapositive.

La cohérence de marque est le troisième point faible. Selon la FAQ de Microsoft, l’identité de marque de l’organisation n’est disponible qu’avec la licence professionnelle de Microsoft Copilot, et les modèles peuvent devoir être publiés dans l’Organization Asset Library. Sans modèle, chaque présentation générée invente ses polices, couleurs et style d’image. Wikipédia rappelle la forme ancienne du problème : des diapositives pauvres en information, avec un exposé faible, ont valu à ces logiciels la réputation de béquille pour les mal préparés.

Fichiers de l’entreprise dans les outils d’IA : ce que promettent Microsoft et Google

Avant de joindre des tarifs ou une base de clients, vérifiez quel produit et quel compte vous utilisez. Pour Microsoft Copilot avec un compte professionnel, Microsoft Learn affirme que les demandes, les réponses et les données consultées via Microsoft Graph ne servent pas à entraîner les modèles de fondation. Copilot ne montre que les données de l’organisation que l’utilisateur peut au moins consulter. Les demandes sont stockées selon l’accord de l’organisation avec Microsoft.

Le centre de confidentialité de Google pour l’IA générative dans Workspace indique que le contenu n’est pas relu par des humains ni utilisé pour entraîner des modèles hors de votre domaine sans autorisation. Gemini ne récupère pas un document auquel l’utilisateur n’a pas accès. Cela vaut pour les éditions de Workspace éligibles. L’application grand public Gemini est différente : selon son centre de confidentialité, des réviseurs humains lisent une partie des conversations, conservées jusqu’à trois ans une fois relues, et il faut éviter d’y saisir des informations confidentielles.

Une règle pratique en découle. Secrets d’affaires, clauses de contrats et données personnelles des clients ne vont que dans un outil couvert par l’accord de votre entreprise, et même là, seulement l’indispensable. Pour tout autre service, Alice AI comprise, lisez ses conditions avant de joindre un fichier. Avec des données personnelles ou des informations sous accord de confidentialité, la loi et le contrat décident de ce qui peut être chargé : faites vérifier votre cas par un juriste.

Investisseurs, ventes et marque : quand confier la présentation à un designer

Une IA pour faire une présentation suffit pour un point interne, une session de formation ou un premier brouillon pour l’équipe. Un designer devient utile quand la présentation est face à l’argent : un deck pour investisseurs, une présentation commerciale ou de lancement qui doit coller à la marque. Il s’agit alors de choisir quoi couper, de tracer des graphiques honnêtes au premier coup d’œil et de donner à une longue présentation l’allure d’une seule entreprise.

Préparez toujours un dossier : l’objectif et le public en deux phrases, le fil narratif, les chiffres avec leurs sources, la charte graphique ou le modèle, et le brouillon de l’IA si vous l’avez. Testez d’abord les outils vous-même. Si le brouillon est proche du but, terminez-le en interne. S’il faut une structure, des graphiques honnêtes et un système de marque, VITON13 Studio fait partie des endroits qui réalisent ce travail, et le guide ci-dessous explique de quoi dépend le coût.

Checklist pratique

  • Écrivez l’objectif de la présentation et son public en deux phrases avant d’ouvrir un outil d’IA.
  • Demandez d’abord un plan à l’IA et transformez-le en fil narratif avant de générer des diapositives.
  • Partez du modèle de l’entreprise pour que les diapositives générées reprennent ses dispositions et son thème.
  • Comparez chaque chiffre, nom et graphique avec les données d’origine avant que quiconque voie la présentation.
  • Ne chargez les fichiers de l’entreprise que depuis un compte professionnel dont vous avez lu les conditions.

Questions et réponses

Copilot peut-il transformer un rapport Word en présentation PowerPoint ?

Oui, Microsoft range cette tâche parmi celles de Copilot dans PowerPoint. L’abonnement personnel Copilot Pro accepte un seul fichier Word comme base, et la licence professionnelle accepte aussi les PDF. Microsoft recommande des fichiers Word de moins de 24 Mo et demande de relire le résultat avant de l’utiliser.

Gemini dans Google Slides crée-t-il une présentation entière en une seule demande ?

L’aide actuelle de Google sur cette fonction indique que Gemini génère une diapositive à la fois, sur ordinateur et en anglais seulement, avec un forfait Workspace ou Google AI éligible. Il sert surtout à ajouter ou à refaire des diapositives dans une présentation qui a déjà un thème.

Peut-on charger sans risque des documents d’entreprise dans un outil d’IA pour diapositives ?

Cela dépend du produit et du compte. Microsoft écrit que les demandes et les données professionnelles dans Copilot n’entraînent pas les modèles de fondation, et Google que le contenu Workspace ne sert pas à l’entraînement hors de votre domaine sans autorisation ; l’application grand public Gemini, elle, peut montrer des conversations à des réviseurs. Ne chargez que l’utile et consultez un juriste pour les données personnelles.

Les diapositives générées par l’IA respectent-elles le modèle et la marque de l’entreprise ?

En partie. Copilot conserve le thème si vous partez du modèle de l’entreprise, et Gemini génère les nouvelles diapositives dans le thème en cours. Le reste, comme les modèles publiés de l’organisation dans Copilot, dépend de la licence, et un style d’image cohérent demande toujours une personne pour le faire respecter.

Ces outils d’IA fonctionnent-ils aussi bien en français qu’en anglais ?

Pas toujours. Microsoft écrit attendre la meilleure qualité de Copilot dans PowerPoint en anglais, et la génération de diapositives de Gemini ne fonctionne pour l’instant qu’en anglais. La page d’Alice AI indique que l’assistant travaille aussi en anglais. Quel que soit l’outil, une présentation dans une autre langue doit être relue par un natif avant d’être montrée.