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Site vitrine : ce que c’est et ce qu’il doit contenir pour amener des clients

Un site vitrine est un petit site de quelques pages : qui vous êtes, ce que vous faites, pour qui, à quel prix et comment vous joindre. Ce que chaque page doit dire, comment un commerce local se fait trouver sur les cartes et comment le garder en vie.

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Réponse en bref

Un site vitrine est un petit site de quelques pages qui présente une entreprise : prestations, prix, personnes, preuves et coordonnées. Il amène des clients quand le premier écran dit ce que vous faites et où, que les prix sont visibles, que le contact se fait d’un geste et que le nom, l’adresse et le téléphone sont les mêmes sur le site et sur les cartes. Il lui faut un responsable qui tient les prix à jour, répond aux demandes et renouvelle le domaine.

13 sources
Un site vitrine est un petit site de quelques pages qui dit qui vous êtes, ce que vous faites, pour qui et comment vous joindre.
Il se distingue d’une landing page parce qu’il répond à plusieurs questions, et d’une boutique parce qu’il aboutit à un appel ou à un message, pas à un paiement.
Cinq pages portent l’ensemble : accueil, prestations avec prix, à propos, contact et les pages légales qu’impose un formulaire.

Un site vitrine est un petit site qui présente une entreprise

Un site vitrine est la version en ligne de la plaquette qu’une entreprise distribuait autrefois. Ce sont quelques pages qui disent qui vous êtes, ce que vous faites, pour qui et comment vous joindre. Wikipédia en anglais le range parmi les formes simples de site marketing, à côté du site de cinq pages, et note que ces sites sont souvent statiques. La Wikipédia en russe parle de site carte de visite : une ou plusieurs pages avec l’essentiel sur une entreprise ou une personne, ses services, ses prix et ses coordonnées.

Prenez un cabinet dentaire à deux fauteuils, une boulangerie familiale ou un plombier qui couvre un seul quartier. Aucun ne vend en ligne. Tous sont recherchés par des gens qui veulent trois réponses à la fois : est-ce la bonne entreprise, est-ce dans mes moyens, comment prendre contact. Un site vitrine donne ces réponses et s’arrête là. C’est un autre travail que celui d’un grand site, fait en cinq ou six pages.

Ce qui le distingue d’une landing page, d’un catalogue et d’une boutique en ligne

Une landing page est une page unique conçue pour une campagne et une action : le visiteur arrive d’une publicité, lit une offre, puis laisse ses coordonnées ou ferme l’onglet. Le site de présentation est plus large et plus calme. Il a un menu, plusieurs pages et plusieurs raisons de venir : l’un cherche un prix, l’autre l’adresse, un troisième veut voir qui entrera chez lui. Chaque page peut ressortir dans la recherche sur sa propre requête.

Le catalogue commence quand ce que vous vendez ne tient plus sur une page : des centaines d’articles avec photos, filtres et recherche. La boutique en ligne ajoute le panier, le paiement et la livraison, et avec eux les stocks, les retours et l’entretien quotidien. Le format de présentation n’a pas cette mécanique et se termine par un appel, un message ou un court formulaire. Quand les clients demandent à réserver ou à payer en ligne, il faut agrandir le site.

Les cinq pages d’un petit site d’entreprise et ce que chacune doit dire

La page d’accueil dit au visiteur s’il est au bon endroit : ce que fait l’entreprise, où et pour qui, en un écran. La page des prestations dit ce que vous faites et à quel prix ; sans prix, le visiteur suppose en général le pire. La page À propos montre qui se tient derrière le nom : personnes, locaux, agréments, vraies photos. La page Contact donne le téléphone, les messageries, l’adresse avec une carte et les horaires.

Les pages légales disent ce que deviennent les données du visiteur, et les documents exigés dépendent du pays. Selon la Commission européenne, le RGPD impose de dire aux personnes qui collecte leurs données, pourquoi et pour combien de temps, en langage clair et simple. En Russie, l’article 18.1 de la loi 152-FZ sur les données personnelles oblige l’opérateur qui collecte des données par internet à publier sa politique de traitement sur les pages où il les collecte. Un formulaire recueille précisément ces données : faites vérifier vos textes par un juriste.

Ce qui pousse le visiteur à écrire : premier écran, preuves, prix et contact en un geste

On ne lit pas le site d’une petite entreprise, on y cherche une raison de rester ou de partir. Le premier écran doit donner cette raison en mots simples : ce que vous faites, dans quelle ville ou quel quartier, pour qui, et un bouton qui ouvre la conversation. Un slogan sur la qualité posé sur une photo abstraite ne dit rien. Une ligne comme dépannage de chaudières dans les quartiers nord, intervention le jour même, avec le numéro en dessous, en dit assez.

Viennent ensuite les preuves vérifiables : photos de vos réalisations, avis signés, lien vers les avis sur les cartes. Puis les prix, ou au moins le montant de départ et ce qui le fait monter. Puis le contact, partout où peut se trouver un lecteur convaincu : un numéro qui se compose d’un geste, un lien vers une messagerie, un formulaire de deux ou trois champs. Chaque champ en trop et chaque prix caché envoient la demande chez un concurrent.

Comment on trouve un commerce local : nom, adresse et fiche sur les cartes

On trouve souvent un commerce local sur la carte avant son site. La page de Google Get your website on Google conseille de revendiquer sa fiche Business Profile, qui gère l’affichage de l’entreprise dans la recherche et dans Maps. L’aide de Google Business Profile décrit le classement local par trois facteurs : pertinence, distance et notoriété. Elle ajoute qu’une entreprise aux informations complètes et exactes a plus de chances d’apparaître, et qu’une meilleure position ne se demande ni ne s’achète. Ses consignes veulent le nom réel, le même sur la devanture et sur le site.

Yandex suit la même logique sur le marché russophone. Sa leçon sur le remplissage d’un profil Yandex Business indique qu’après une modération, en général jusqu’à deux jours, l’entreprise apparaît dans les cartes, la recherche et le navigateur GPS de Yandex. Le site web ou une page sur les réseaux sociaux y est un champ obligatoire, et le profil mis à jour régulièrement reçoit une coche bleue. Une seule règle vaut pour les deux systèmes : nom, adresse et téléphone s’écrivent partout à l’identique.

Le site lui-même n’a besoin que d’une hygiène de base. Le guide de démarrage de Google, le SEO Starter Guide, demande un titre propre à chaque page, clair, concis et exact. Il précise que ce titre peut inclure le nom de l’entreprise et son emplacement physique. Pour une entreprise locale, c’est presque toute l’astuce : le titre d’une page de prestation nomme la prestation et la ville, pas seulement la marque.

Écran du téléphone et vitesse de chargement selon la documentation de Google

La plupart des visiteurs du site d’un commerce local ont un téléphone à la main. Get your website on Google, la page déjà citée, affirme que la majorité des recherches se font désormais sur mobile. La documentation de Google sur l’indexation orientée mobile va plus loin : le moteur indexe et classe la version mobile d’un site, et recommande le design adaptatif. Un site qui cache ses prix sur un téléphone est, pour la recherche, un site sans prix.

La vitesse a ses chiffres. La documentation de Google sur les Core Web Vitals recommande que le plus grand élément de contenu s’affiche dans les 2,5 premières secondes du chargement, que la page réponde à un geste en moins de 200 millisecondes et que le score de décalage de mise en page reste sous 0,1. Un petit site y parvient souvent en compressant les photos et en évitant la vidéo au premier écran. Google recommande aussi le HTTPS. Rien de cela ne promet une position ; cela évite de perdre le visiteur sur le seuil.

Garder un petit site en vie : prix, formulaire et renouvellement du domaine

Un site vitrine meurt rarement d’un mauvais design. Il meurt d’abandon : les prix de l’an dernier, des horaires de fêtes vieux de deux hivers, un formulaire qui envoie les demandes à un salarié parti. Avant la mise en ligne, trois tâches doivent recevoir un nom. Quelqu’un met à jour les prix, les horaires et les photos, sur le site et sur les fiches des cartes le même jour. Quelqu’un répond aux demandes. Quelqu’un détient les accès au domaine, à l’hébergement et à l’éditeur de site.

Avec le domaine tombent le site et la messagerie. La FAQ de l’ICANN pour les titulaires de domaines explique qu’un nom est en général enregistré pour un à dix ans et doit être renouvelé avant l’échéance. Le bureau d’enregistrement doit envoyer deux rappels, environ un mois puis une semaine avant l’expiration : l’e-mail du compte doit donc être celui que vous lisez. La page de l’ICANN sur les enregistrements expirés ajoute que le bureau interrompt ensuite le DNS, ce qui arrête le site et les e-mails, et qu’un nom supprimé dans une zone générique peut être restauré pendant 30 jours, parfois contre des frais.

Quand un éditeur de site suffit, quand commander le site et quoi préparer

Un éditeur de site en ligne suffit quand les prestations sont peu nombreuses et qu’une structure standard convient. Il faut aussi quelqu’un en interne pour monter les pages puis les tenir à jour. Yandex propose d’ailleurs de créer gratuitement un site dans Yandex Business à l’entreprise qui n’en a pas. Commander a du sens quand plusieurs prestations ont chacune besoin d’une page trouvable dans la recherche, quand le site doit fonctionner avec un outil de réservation ou dans une deuxième langue, ou quand personne n’a le temps.

Dans les deux cas la préparation est la même, et aucun prestataire ne la fera à votre place. Écrivez la liste des prestations avec leurs prix et ce que chacune comprend. Rassemblez des photos de vos réalisations, les avis que vous pouvez montrer, les agréments et certificats. Arrêtez le nom exact, l’adresse, le téléphone et les horaires tels qu’ils figureront partout, et enregistrez le domaine au nom du propriétaire. Avec ce dossier, un studio comme VITON13 Studio peut chiffrer le travail avec précision ; sans lui, n’importe quel site vitrine reste un gabarit vide.

Checklist pratique

  • Rédigez le texte du premier écran : ce que vous faites, dans quelle ville ou quel quartier, pour qui et comment vous joindre.
  • Listez chaque prestation avec son prix ou son prix de départ et ce qu’elle comprend.
  • Rendez identiques le nom, l’adresse, le téléphone et les horaires sur le site, dans Google Business Profile et dans Yandex Business.
  • Ouvrez le site sur un téléphone : le numéro doit se composer d’un geste et les prix se lire sans zoomer.
  • Désignez qui met à jour les prix, qui répond aux demandes et qui renouvelle le domaine, puis activez le renouvellement automatique.

Questions et réponses

Combien de pages faut-il à un site vitrine ?

En général cinq ou six : accueil, prestations avec prix, à propos, contact et pages légales. Si vos prestations sont nombreuses et différentes, chacune gagne à avoir sa page, car elle peut alors ressortir dans la recherche sur sa propre requête. Plus de pages que vous ne pouvez en tenir à jour, c’est un tort et non un atout.

Un site vitrine peut-il tenir sur une seule page ?

Oui, et pour une seule prestation dans un seul quartier une longue page suffit parfois. La limite apparaît dans la recherche : une page a un titre et répond bien à une requête. Dès que les prestations sont plusieurs, donnez à chacune sa page et gardez des coordonnées identiques sur toutes.

Un commerce local a-t-il besoin d’un site s’il a déjà une fiche sur les cartes ?

La fiche vous fait trouver à proximité ; le site explique les prestations et les prix avec vos mots, et c’est vers lui que la fiche renvoie. La leçon de Yandex sur les profils d’entreprise range le site web ou une page sur les réseaux sociaux parmi les champs obligatoires : les deux sont pensés pour fonctionner ensemble.

Faut-il afficher les prix sur le site d’une petite entreprise ?

Oui, au moins un prix de départ et ce qui le fait varier. Celui qui compare trois entreprises écrit plus volontiers à celle qui montre son prix. Si le montant dépend vraiment d’une visite préalable, dites-le et montrez deux ou trois chantiers types avec leur total.

Que devient le site si le domaine n’est pas renouvelé à temps ?

D’après l’ICANN, pour les domaines génériques, le bureau d’enregistrement interrompt le DNS du nom après l’expiration : le site et les e-mails de ce domaine cessent de fonctionner. Un nom supprimé peut être restauré pendant une période de 30 jours, parfois contre des frais, puis il redevient disponible pour tous. Dans une zone nationale, vérifiez les délais auprès de votre bureau d’enregistrement et gardez le renouvellement automatique actif avec une carte valide.