Réponse en bref
Les verbes modaux sont des auxiliaires — can, could, may, might, must, shall, should, will et would — qui ajoutent au verbe principal la capacité, la permission, l’obligation, le conseil ou un degré de certitude. Ils ne prennent pas de -s, se passent de do dans les questions et les négations, et le verbe suivant vient sans to. La paire à apprendre d’abord : mustn’t (c’est interdit) et don’t have to (ce n’est pas nécessaire).
Quels verbes sont modaux et les trois règles qu’ils partagent
Les verbes modaux en anglais forment un petit groupe d’auxiliaires — can, could, may, might, must, shall, should, will et would — qui ajoutent au verbe principal une capacité, une permission, une obligation, un conseil ou un degré de certitude. Ils partagent trois règles : pas de -s avec he, she ou it (« she can »), pas de do dans les questions et les négations (« Can you swim? ») et un infinitif sans to après eux (« You must go »). La grammaire LearnEnglish du British Council cite précisément ces neuf verbes comme modaux.
L’article de Wikipédia sur les auxiliaires modaux anglais en donne les raisons : pas de terminaison -(e)s, un infinitif sans to pour seul complément, aucune forme non conjuguée, donc ni to can ni will can. Dans une question, le modal passe devant le sujet (« Must I go? ») et, selon l’article de Wikipédia sur le do-support, do ne s’emploie pas quand un auxiliaire est déjà là. L’Online Writing Lab de l’université Purdue liste aussi des semi-modaux, comme have to, ought to et be able to. Tous sont suivis de to.
La capacité avec can, could et be able to
Pour les savoir-faire, l’anglais commence par can. La page du British Council sur can et could emploie can et can’t pour les capacités générales (« She can speak several languages ») et pour la capacité à un moment précis (« I can see you »). Wikipédia ajoute que could est le seul modal employé régulièrement comme un passé ordinaire, et seulement quand il s’agit de capacité : « I couldn’t see you ».
La difficulté vient quand il faut une forme que can n’a pas. Sans infinitif ni futur, « I will can drive » est impossible, même si « je pourrai conduire » paraît naturel. Selon Wikipédia, can et could, au sens de capacité, se remplacent par be able to avec la forme voulue de be. D’où « I will be able to drive » et « I have been able to save a little ».
Permission et demandes polies avec can, could et may
Ici, le modal change le ton, pas le sens. La leçon du British Council sur la permission et l’obligation range les trois verbes : can sert à demander et à donner une permission ; could sert seulement à la demander, plus formel et plus poli que can ; may est la façon la plus formelle de demander comme d’accorder. « Can I sit here? » convient au café, « May I see your passport, please? » à un contrôle aux frontières.
À « Could I open the window? », on répond « Yes, you can », car could n’accorde pas de permission. Quand vous demandez à quelqu’un d’agir, le British Council présente « Could you…? » comme la forme polie et note que can l’est moins. Selon Wikipédia, « Might I use your phone? » paraîtrait encore plus prudent. Les règles qui interdisent quelque chose passent par can’t : « You can’t take photos in the museum ».
Must ou have to, mustn’t ou don’t have to, et should
Must et have to disent tous deux qu’une chose est nécessaire. Le British Council y voit une légère différence : have to marque une obligation venue de l’extérieur du locuteur, must une obligation forte qui vient souvent du locuteur lui-même ou de l’auteur d’une règle. Wikipédia oppose « I must go into town », votre propre urgence, à « I have to go into town », un devoir imposé par d’autres ou par les circonstances. Pour le passé, selon le British Council, seul had to convient.
À la forme négative, les deux se séparent. Mustn’t est une interdiction : dans l’exemple du British Council, « You mustn’t make any noise in the library », le silence est exigé. Don’t have to signifie l’absence d’obligation : vous pouvez le faire si vous voulez, sans y être tenu (« You don’t have to come with me »). Selon Wikipédia, la négation de must porte sur l’action elle-même ; pour dire qu’une chose n’est pas nécessaire, l’anglais emploie la négation de have to, ou needn’t.
Le conseil se place un cran plus bas. Le British Council range should et shouldn’t parmi les suggestions et les conseils, et Wikipédia décrit should comme dépourvu de la force de must ou de have to. Ought a un sens voisin, mais, contrairement aux modaux centraux, il se construit avec to : « You ought to call her ». Quant à have to, semi-modal selon Wikipédia, il varie selon la personne et demande do : « Does she have to work on Saturday? »
Possibilité et déduction avec may, might, must et can’t
Les modaux mesurent aussi votre degré de certitude. La page du British Council sur la probabilité indique que may, might et could présentent une chose comme possible mais pas certaine : « They might be at home ». Should se situe plus haut sur l’échelle : selon le British Council, il suggère qu’une chose est vraie quand on a des raisons de le penser, comme dans « Ask Miranda. She should know ».
Aux deux bouts de l’échelle se trouvent must et can’t. Must, explique le British Council, montre qu’on est sûr et qu’on a des raisons : « You haven’t eaten all day. You must be hungry ». La lumière est allumée, donc « She must be at home ». Le contraire de ce must n’est pas mustn’t mais can’t, qui marque l’impossible : « That can’t be Peter’s coat. It’s too small ».
Modaux au passé : should have, must have et might have done
Pour parler du passé, les modaux gardent leur forme et ajoutent have et un participe passé : c’est ainsi, selon Wikipédia, qu’ils prennent une référence passée. Must have done n’exprime alors que la certitude, jamais une obligation passée, qui reste had to. Should have done exprime d’ordinaire ce qui était attendu dans le passé, et l’exemple du British Council « You should have helped her when she asked » porte le regret ou le reproche d’une aide qui n’est pas venue.
Pour les suppositions, la leçon du British Council sur les déductions au passé donne une série complète. Must have sert quand vous êtes sûr : « The thief must have had a key ». Might have et may have marquent une possibilité, may have étant le plus formel. Can’t have et couldn’t have l’écartent : « She can’t have driven there ».
Erreurs typiques avec les modaux et comment les corriger
La plupart des erreurs enfreignent une règle de forme. « I must to go » devient « I must go » : après le modal, l’infinitif est sans to. « He cans swim » devient « He can swim » : pas de -s. « Do you can help me? » devient « Can you help me? » : le modal passe devant le sujet. « I will can come » devient « I will be able to come ». L’Online Writing Lab de Purdue met aussi en garde contre could of et would of, qui recopient le son de could have à l’oral.
Les erreurs de sens sont plus rares mais coûtent plus cher. « You mustn’t bring anything », dit à des invités qui peuvent venir les mains vides, sonne comme une interdiction ; la bonne phrase est « You don’t have to bring anything ». Une supposition demande « He can’t be at home », pas mustn’t. À « Could I…? », on répond « Yes, you can ». Demandez-vous chaque fois s’il s’agit d’une règle, d’une permission ou d’une conclusion.
Pour un francophone, les pièges s’appellent devoir et il faut. Le Wiktionary anglophone traduit devoir par must et have to, et par should au conditionnel. Pour falloir, il propose need, have to et be necessary, et rend « Il ne faut pas que tu dises ça » à la fois par « You don’t have to say that » et par « You mustn’t say that » : précisément la frontière que l’anglais oblige à tracer. Le russe должен et l’espagnol deber posent le même problème.
Travailler les modaux seul cette semaine, et ce qu’apporte le cours en 113 jours
Une semaine en autonomie permet déjà beaucoup. Prenez un sens par jour — capacité, permission, obligation, conseil, possibilité, déduction, passé — et écrivez cinq phrases vraies sur votre vie pour chacun. Lisez-les à voix haute, puis réécrivez-les avec un autre modal : must en don’t have to, might en can’t. Ce qui manque seul, c’est un ordre de progression stable et quelqu’un qui signale l’erreur que vous n’entendez pas.
VITON13 SCHOOL intègre cet ordre dans son cours en ligne « L’anglais en 113 jours » : 113 niveaux, un par jour, et les explications sont en français. Les verbes modaux en anglais y reviennent plusieurs fois : can et can’t au niveau 17, should et shouldn’t pour conseiller au 35, have to et don’t have to au 36, must, might et can’t pour les déductions au 58, les modaux au passé au 80 et le passif avec modaux, comme should have been done, au 87.
Chaque niveau apporte 13 mots nouveaux prononcés à voix haute avec leur transcription et un exemple, un point de grammaire en trois minutes avec l’erreur typique des francophones, un court texte, une dictée, votre propre texte avec un corrigé modèle et un mini-jeu. Les mots appris rejoignent vos cartes mémoire, et l’algorithme FSRS de la bibliothèque open source ts-fsrs ramène chacun au moment où il commence à s’oublier. Les niveaux suivent l’échelle CECR du Conseil de l’Europe de A1 à B2, avec une passerelle vers C1. Les trois premiers niveaux sont ouverts sans paiement ni inscription.
Checklist pratique
- Écrivez cinq phrases vraies sur votre semaine avec can, could et be able to.
- Notez trois règles de votre travail ou de votre école et classez-les en mustn’t et don’t have to.
- Dites chaque jour à voix haute une déduction avec must be, puis son contraire avec can’t be.
- Réécrivez un regret avec should have et une supposition sur la veille avec might have.
- Vérifiez chaque modal que vous écrivez : pas de to en trop, pas de -s, pas de do inutile.
Questions et réponses
Could est-il simplement le passé de can ?
En partie seulement. Wikipédia relève que could est le seul modal employé régulièrement comme passé ordinaire, et uniquement pour la capacité : I could swim at six. Ailleurs, ce n’est pas un passé : le British Council le cite pour les demandes polies, pour demander une permission et pour ce qui est possible sans être certain.
Quand employer should plutôt que must ?
Should sert aux conseils et aux attentes, must à une obligation forte ou à une conclusion ferme. Le British Council associe should et shouldn’t aux conseils, et Wikipédia note que should n’a pas la force de must. You should rest sonne comme le conseil d’un ami, you must rest comme une consigne du médecin.
Pour une règle au travail, faut-il dire must ou have to ?
Les deux se comprennent. Le British Council relie have to aux obligations venues de l’extérieur et must à celles qu’impose le locuteur ou l’auteur d’une règle ; c’est pourquoi panneaux et règlements emploient souvent must. Pour un devoir passé, seul had to fonctionne.
Pourquoi n’y a-t-il pas de to après can, must et should ?
Parce qu’un modal demande un infinitif sans to : can swim, must leave, should call. L’article de Wikipédia précise qu’un modal n’accepte en principe que cet infinitif. Les exceptions sont les semi-modaux ought to, have to et be able to, qui gardent leur to ; mieux vaut donc les apprendre comme des blocs.
Comment pratiquer les modaux anglais sans exercices ennuyeux ?
Reliez chaque modal à votre vie. Écrivez les règles de votre foyer avec mustn’t et don’t have to, vos projets avec will be able to, des suppositions sur la journée d’un collègue avec might et must, et les regrets de la semaine passée avec should have. Dites les phrases à voix haute et revenez-y quelques jours plus tard : les exemples restent ainsi les vôtres, pas ceux d’un manuel.
